Peut-on tolérer l’opacité technologique dans l’espace public ?

Distributeurs de gâteaux, toilettes automatisés, bornes pour les cartes de transports auto-détectables, caméras de vidéo-surveillances, les nouvelles technologies sont de plus en plus présentes dans l’espace public. Si ces dernières peuvent être sources d’émancipation, comme c’est souvent le cas dans l’espace public numérique, cela ne va pas de soit dans l’espace public physique. Promenez-vous dans la rue, vous serez filmé en quasi-permanence dans les grandes villes de France. Arrêtez-vous à un distributeur de boisson et demandez-vous à quoi sert la technologie employée si ce n’est à contrôler que vous ne grugiez pas. Enfin, prenez le métro ou le train, vous devrez valider votre carte de transport électronique, la compagnie vous identifiera.

Aucune de ces trois technologies, parmi les plus présentes dans la rue, n’ont pour objet l’émancipation individuelle ou collective. Bien au contraire, elles sont installées pour collecter des informations sur vous et contrôler les transactions financières. Bien entendu, pour éviter les contournements, aucune de ces trois technologies ne sont libres d’être étudiées. Mais le pire est encore à venir… et le « début du pire » est déjà là !

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Révolte citoyenne contre les écrans pubs numéri-flash de métro-busie

stop pub

La société de surveillance va avoir du grain à moudre ! Plusieurs groupes de citoyens se sont révoltés ce soir contre les nouveaux panneaux publicitaires espions. J’ai pu en rencontrer deux au cours d’une soirée Parisienne nocturne…

Ces panneaux publicitaires vidéos sont d’une toute nouvelle génération. Si l’on peut croire que l’innovation majeure est l’animation de l’image, le véritable intérêt de ces panneaux sont les instruments de mesumétrie. Leur atout principal, ce sont les deux capteurs vidéos qui analysent en temps réel les passants qui regardent l’image vidéo. Même si officiellement les caméras ne sont pas actives, les appareils sont bien équipés et n’attendent que le feu vert de métrobus.

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