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Sarkozy va tenter de classer l’affaire !

Au JT de France 2, Sarkozy va tenter de classer l’affaire Woerth / Bettencourt après le rapport de l’iGF , organe administratif contrôlé par le gouvernement qui « blanchit » le ministre du budget.


Monsieur Woerth a en effet de quoi être blanc comme un linge. La stratégie de l’élysée visant à classer l’affaire sans suite est limpide. La question que l’on peut se poser, les français mordront-ils à l’hameçon ?

Nicolas Sarkozy va donc s’exprimer sur France 2, une chaine de France télévision contrôlée par l’exécutif. Avant tout, il s’exprimera sur les retraites et (un peu) sur l’affaire qui fait peser le soupçon sur l’ensemble de la classe dirigeante.

Ne nous voilons pas la face, l’ensemble des institutions sont verrouillées et sous le contrôle de la volonté présidentielle. N’en attendons pas trop de la justice non plus, le procureur chargé du dossier est un proche de Nicolas Sarkozy et la nomination d’un juge d’instruction n’est pas à l’ordre du jour.

Les seuls contre-pouvoirs sur lesquels nous pouvons compter sont les médias encore libres qui assument leur devoir de veille subversive afin d’informer les citoyens des dérives du pouvoir. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’UMP attaque violemment et discrédite ces journalistes libres qui renouent petit à petit avec l’opinion.

Les contre-pouvoirs institutionnels sont inexistants. Le système tourne en boucle et est verrouillé par la volonté d’un président et de son clan. La seule solution de lutte pour les citoyens conscients de cette situation est de maintenir la pression sur un pouvoir qui se crispe.

Maintenir la pression c’est s’engager pour défendre les libertés publics, réduire les inégalités, militer pour une répartition plus juste des pouvoirs. La république est dans un état de délitement avancé, nous devons repenser la séparation des pouvoirs et les instances démocratiques.

Il ne s’agit pas seulement de préparer 2012 en attendant des réformes démocratiques qui ne viendront pas, peu importe le parti ou la personnalité pouvoir. Nous devons rompre avec la passivité et redéfinir la place de l’action citoyenne.

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  1. Je trouve que ton article a un ton un peu trop « tous des pourris ». Oui il y a des problèmes, mais si on continue ton raisonnement, on perd toute confiance dans les politiques (de droite et de gauche), et c’est encore plus dangereux je pense.

  2. Non, les hommes ne sont pas pourris, c’est le système qui est corrompu.

    Je pense qu’il faut renouveler la classe politique. Cela fait plusieurs années que je l’écris et que je le pense. Mais la question c’est « comment ? » étant donné que le système reproduit les problèmes en les amplifiant.

    Je pense qu’il faut mettre sous pression cette classe politique qui s’émancipe beaucoup trop de sa base électorale.

    Je suis profondément humaniste. Je crois que l’homme est bon, à condition qu’il y ai des contre pouvoirs pour éviter qu’il ne réponde que de son égo.

    Les clivages droites gauches ne me semblent plus pertinent. Les débauchages présidentielles ont prouvé qu’un homme de gauche sait très bien exécuter une politique de droite. Dans ces conditions, je crois qu’il faut se questionner sur nos valeurs et arrêter de remettre le débat à plus tard avec des conceptions manichéennes qui ne correspondent pas à la réalité.

    On ne peut plus éviter le débat idéologique. C’est une des conditions au renouvellement de la classe politique.