dans Guyancourt

La nouvelle majorité du conseil municipal de Guyancourt prend les commandes

Après un score « nette » de 67 % comme le soulignait François Deligné dans son discours d’intronisation, la nouvelle majorité du Parti Socialiste a pris les commandes de Guyancourt. Avant même le début du troisième mandat, l’UMP a pris la parole à travers Ladislas Skura, fustigeant le discours de « médisance » du nouveau maire à l’égard des conseillers municipaux de l’opposition et l’accusant également de participer à la hausse du taux d’abstention à Guyancourt. Lasdislas Skura a également demandé au maire  à s’engager à rester sur l’ensemble du mandat.

La majorité a écouté poliment le porte parole des 5 élus d’oppositions (sur 35), puis a procédé à l’élection du nouveau maire.

Voici la liste des adjoints et de leur délégation:

  • Stéphane Olivier, chargé des projets urbains
  • (?) Vairon, chargé de la petite enfance
  • Bénédicte (?) chargé de la culture et du patrimoine
  • Benoit Ferre, chargé de la tranquillité public et cohésion sociale
  • Danièle Viala, chargé des solidarités, emplois et séniors
  • Gilles Breton, vie associative, citoyenneté et communication.
  • Marie-Christine Letarnec éducation, enfance, jeunesse et finances.
  • Danièle Hamard, habitat et administration
  • Patrick Planque, chargé des sports et ressource humaine
  • (il m’en manque un !)

Que penser de la cérémonie et du résultat des élections à Guyancourt ?

La cérémonie fut à l’image de cette campagne, en un mot ennuyante.

Ladislas Skura a eu le moment de gloire et d’exposition public maximum pour tout son mandat en s’exprimant sur sa candidature à la mairie, son agressivité à l’égard du maire n’a fais que souligné sa jeunesse et son manque de retenu alors qu’il critiquait lui même le manque de retenu de François Deligné vis à vis de l’opposition. Son propos pourtant assez véridique en prend un coup en suivant l’adage « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais » lorsqu’il a coupé le maire dans son discours…

François Deligné a esquivé la question à savoir s’il restera tout au long de ce mandat, les prochaines sénatoriales sont dans un peu plus de trois ans, il saisira surement l’occasion au vol si elle se présente à lui. C’est une évolution de « carrière » courante pratiquée dans les principaux partis politiques de la 5e république, François Deligné a beau avoir nié cette ambition pendant la campagne, cela ne veux pas dire qu’il ne changera pas d’avis en cours de mandat.

Les grandes directions esquissées pour ce nouveau mandat par le maire sont affligeantes de manque d’ambition.

  • Plus de police municipale… Waho. Ajouter des effectifs à la police municipale était la ligne directrice la plus novatrice pour ce nouveau mandat… Vraiment, ça donne à rêver pour l’avenir. Le refus du maire de retirer les caméras de surveillance déjà posées en dit long sur les influences Vallso-sécuritaire de la politique municipale de la ville de Guyancourt. C’est une perte de budget et un aveux de faiblesse vis à vis de l’intégration de la population locale.
  • Finir les chantiers d’aménagements en cours. Youpi, quel dynamisme. C’est très bien de finir l’école près du Pont du Routoir et d’aménager le quartier de l’Europe, mais n’est-on pas en droit d’espérer de nouveaux projets qui font face aux enjeux de nos siècles ? Comme par exemple, la création d’une ressourcerie, un grand projet de promotion des modes de transports doux, une grande réflexion sur l’organisation de l’affichage et de la mise en valeur de la nature environnante ? Le re-dynamisation des marchés locaux ? La délégation d’un budget participatif important aux comités locaux de citoyens ?

Bref, la politique gestionnaire du PS sans vision d’avenir, on sait déjà comment ça finit: droit dans le mur !

Il faut aussi souligner la délégation à la « vie associative, citoyenneté et communication. » Attention, la démocratie participative de Ségolène Royal n’est pas loin ! Vous êtes prévenus, les consultations et autres participations citoyennes sont mises au service de la communication de la municipalité et non pour impliquer les Guyancourtois-e-s dans la prise de décision.

Pas un mot sur l’écologie. Pouvait-il en être autrement avec l’absence remarquée des écologistes, pourtant demandés, à ces élections ? Alors que Magny-les-Hameaux sous le leadership de Bertrand Houillon est très volontariste en la matière, la mairie de Guyancourt continue d’appliquer les recettes gestionnaires du XXe siècle.

 Pour suivre les conseils municipaux Guyancourtois: #CMguyancourt

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