En route vers l’urbanisation !

Madame Marie-Christine Letarnec est très fière de militer pour l’urbanisation des terres agricoles ! Plutôt que de défendre un projet de petite desserte qui limiterait l’expansion urbaine et la délocalisation des travailleurs, madame Letarnec est dans une autre optique que Guyancourt autrefois qui luttait contre la RD36 et la A126.

Il n’y a pas de doute, le lancement d’un tel projet relancerait la consommation d’espace agricole sur la zone dans un contexte où la relocalisation de l’alimentation et du travail est indispensable pour répondre à l’urgence climatique.

De l’AN à la petite minière: Plus que quelques heures pour bloquer le glyphosate !

Aujourd’hui à 16H les députés choisiront les amendements qui peuvent sauver notre agriculture et la biodiversité. Mais pour cela faut-il encore qu’ils fassent le bon choix. L’amendement qui propose de mettre fin au glyphosate d’ici trois ans a été évacué par le conseil économique. Il est encore temps de faire pression pour qu’il revienne dans la proposition de loi en interpellant les députés.

Interpellez directement vos députés sur la question du glyphosate

L’action nationale est essentielle pour changer l’environnement dans notre lieu de vie et beaucoup d’autres. On le voit, malgré la bonne volonté des habitants des territoires, il est difficile de changer les habitudes des agriculteurs en conventionnels complètement intoxiquer par les méthodes petro-chimique.

Chez moi, sur la petite minière par exemple, malgré les mouvements citoyens et la bonne volonté de certain-e-s elu-e-s de la majorité, l’agriculteur locale poursuit ses épandages de pesticides réguliers au mépris de l’avis des riverains. Angluer dans les contraintes économiques de l’endettement lié à l’investissement dans les machines, ce gros exploitant qui pense avoir tout à perdre dans le changement d’agriculture ménage ses efforts tout en gardant un discours ouvert par rapport aux changements de méthodes.

Sans loi contraignante et de plan de financement de l’adaptation par l’état cet exploitant comme tant d’autres resteront pour encore des décennies dans une logique d’assechement du sol et du vivant pour assurer sa propre survie économique. Si l’exploitant a ses responsabilités, l’état aussi. La PAC et les méthodes intensives petro-chimique ne font qu’un et l’ensemble des incitations ont conduit à la voix de garage que nous connaissons.

Malgré l’implication des habitants et de la collectivité locale rien ne pourra bouger à Guyancourt et partout ailleurs en France si l’interdiction du Glyphosate passe à la trappe.

Interpellez directement vos députés sur la question du glyphosate

Violence gratuite et dialogue,ce n’est pas la même chose

Hulot demande de faire la différence entre anarchie et écologie mais lui fait il la différence entre violence gratuite et dialogue ? A priori, non.

Les zadistes ont présenté de nouveau un projet agricole collectif et cela leur a été refusé sans explications. Derrière le gouvernement fait croire que les zadistes ne présentent pas de projet et détruit tout ce qui a été mis en place pour sa pérennité… C’est de l’enfumage total.

Soutenons les occupants en continuant à nous rendre sur place et obtenons une victoire totale contre ce gouvernement néo-liberal qui s’assume comme tel !

L’apolitisme immobilise le mouvement climat

Ça fait un moment que ça me trotte dans la tête mais c’est décidé, je passe à l’acte et j’annonce clairement : je ne relaierais plus les mouvements de l’écologie et du climat qui se revendiquent apolitique.

Je m’explique, la question de la justice sociale et climatique est profondément politique, elle concerne tout le monde. Pour apporter des réponses concrètes il est indispensable de faire bouger les structures économiques et sociales en place. Cela nécessite de l’implication direct de tous les habitants dans la gestion de leur ville par tous les leviers possibles qui restent de l’ordre de la mobilisation pacifique. Par ailleurs l’apolitisme est le meilleur soutien de l’immobilisme social car elle canalyse les énergies hors de l’action publique, autant d’énergie qui n’est pas employé pour faire pression sur les élus ou les multinationales.

La dimension de plaidoyée doit être assumée par toutes les organisations climats car c’est par elle que nous pouvons améliorer les conditions de tous et que nous aurons la force d’éteindre le grand incendie 🔥 qui ravage la forêt. Les petites actions individuelles et les petits îlots communautaires sont importants mais ils ne constituent pas un projet de société et ne suffiront pas à éviter le mur.

Donc changeons tout ensemble !

Je précise que c’est une réflexion personnelle et que ça n’engage pas les organisations dans lesquelles je suis engagée.

Et si la concurrence à gauche était le meilleur allié de l’unité ?

L’unité pour la transition écologique et sociale au premier tour des présidentielles,  très peu ose l’espérer et pourtant c’est possible ! C’est possible parce que c’est la seule façon raisonnable de gagner et qu’on a rien à perdre à la tenter.

Et c’est justement parce que personne n’ose l’espérer que les militants politiques sont murs pour la concrétiser.

La clairvoyance sur les effets pervers du système présidentialiste est prégnant, souvent on entend dire « Mélenchon, jamais il lâchera l’affaire pour un autre candidat, il est trop obsédé par lui même. », « Non mais Hamon laisse tomber, depuis qu’il est jeune ado il cour aux élections, il ne s’arrêtera pas maintenant. »…etc

C’est bien la preuve que nous n’attendons plus grand chose des candidats que nous portons.

Les militants politiques en ont soupé ces dernières années des trahisons de leur porte parole  pour aller manger à la table de l’oligarchie. « Mon ennemie c’est la finance… », l’ex-secrétaire de parti EELV qui est allé à l’encontre de la décision collective de ne pas aller au gouvernement, ou d’autres exemples plus locaux que les anciens soutiens de Benoit Hamon auront sans doute encore en tête…

De ces expériences décevantes, les militants des partis politiques peuvent en tirer une expérience commune: le clanisme de parti n’est pas une organisation sociale suffisamment forte pour garder ses candidats solidaire de base du parti.

Nous voici collectivement désabusé !

Maintenant que nous partons de cette expérience commune,  peut-être pouvons nous la transformer en espérance commune.

La concurrence est la règle des élections présidentielles, chaque candidat est concurrent d’un autre candidat. Il doit se démarquer de l’autre, mieux que l’autre, pour avoir une chance de récolter les suffrages. Pour cela le candidat et son entourage produit tout un tas de raisons politiques plus ou moins crédible pour se différencier. Ses arguments donnent parfois une importance fondamentale au programme alors que l’on sait très bien que la réalité de la gestion du pouvoir nécessite des ajustements en cours de route. Ou au contraire à la personnalité du candidat qui est souvent relativement factice par rapport à sa personnalité réelle…

Ce processus de différenciation à outrance semble empêcher toute coalition de premier tour, sauf si les militants politiques sont suffisamment conscient des mécanismes de concurrences induite par l’élection.

Si ces candidats et candidates, qui ont quand même un certain sens rationnel, osent se présenter c’est parce qu’ils pensent avoir de bonnes chances de tirer leur épingle du jeu et surtout que leur entourage les y poussent. Aucun candidat ne peut faire campagne tout seul et aucun candidat ne peut raisonnablement gagner sans un soutien plein et entier d’une centaine de militant-e-s politiques déterminés.

Et si, en dehors du système médiatico-économique, c’était ces 100 militant-e-s politiques engagés et déterminés autour de chaque candidat de la transition sociale et écologique qui avaient le pouvoir sur le scrutin ?

Les médias, on sait déjà pour qui ils roulent, et les Français sont de mieux en mieux informés aussi sur qui les détient.

Alors oui, que chacun-e soutienne son candidat, mais aussi, que chacun-e pousse son candidat à discuter vraiment avec les autres candidats et que si son candidat rechigne, n’en fait qu’à sa tête ou essaye de manipuler  sa base pour faire croire qu’il accepte le débat: exercez votre droit d’aller militer ailleurs.

Il est de notre intérêt de contraindre nos candidats à être raisonnable. Alors cher-e-s ami-e-s militant-e-s, propagez ET exercez votre esprit critique au sein de votre « clan » ou mouvement aussi. Vous êtes libre et votre énergie militante vaut plus de 1000 votes.

Les élections nous opposent les uns aux autres et pourtant, quand il s’agit d’aller faucher des chaises ou de construire des alternatives nous sommes ensemble dans l’action..

Si votre candidat ne vous écoute pas pendant que vous militez pour lui, il ne vous écoutera pas plus quand il sera élus !

Je propose une petite coopération pour lister les pétitions et les prises de positions qui vont dans le sens de cette coalition.

Liste des pétitions qui vont dans le bon sens :

 

Mais que fait la police ?

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135 euros d’amendes pour la police nationale ?

Les cyclistes n’ont qu’à rouler sur les trottoirs et terroriser les piétons… Ou bien sur la route et se faire houspiller par les voitures.

La mobilité à vélo en question…

Proposition de stratégie d’action non-violente pour le mouvement contre la lois travail El Khomri

Dans une optique de durée du mouvement sur plusieurs semaines, il est nécessaire de proposer une stratégie d’action commune qui puisse être appropriée par l’ensemble du mouvement.

Afin que cette stratégie soit adoptée par le plus grand nombre, cette dernière, en plus d’être public, ne doit pas faire l’économie d’adapter les outils de mobilisation traditionnel dans un contexte où les techniques de communications actuelles ont radicalement modifiées l’organisation des relations sociales.

Les lycéens et étudiants, pour gagner le rapport de force, doivent mobiliser leur capacité de communication par les canaux médiatiques qu’ils entretiennent quotidiennement, via leurs smartphone ou ordinateur, afin de les transformer en outil de pression contre le gouvernement.

Je fais le pari que l’agrégation de ces canaux médiatiques individuels peuvent encore très largement contribuer à élargir le nombre d’étudiant-e-s et lycéen-ne-s impliqués dans le mouvement et produire une propagande créative qui va très vite gagner l’opinion.

Les lycées bloqués vont se vider, et de nombreux lycéens n’y reviendront plus. La communication par voix électronique devient le seul moyen de les inciter à s’inscrire dans le mouvement.

De plus, le mouvement doit réussir à transformer médiatiquement l’image de contestation négative (« ils ralent mais ne proposent rien ») en un mouvement de contestation et de propositions (« ils s’opposent mais ils proposent donc ils sont constructif » facteur légitimant auprès de l’opinion). L’objet n’étant pas tellement de produire des propositions politiques pertinentes ou devant être reprise pendant cette période d’action collective mais de produire une propagande spécifique permettant de modifier l’image négative du mouvement de contestation en un mouvement de proposition.

La puissance subversive d’un mouvement née de l’incapacité des structures pyramidales à en comprendre la dynamique. L’absence de structure organisées syndicales au sein des lycées rend la mobilisation lycéenne difficillement saisissable. Les syndicats doivent proposer un cadre favorisant la prise d’initiative des opposants à la lois travail tout en renforçant le relais de son propre discours, l’un pouvant alimenter l’autre.

Modifier le format de l’assemblée générale traditionnelle en assemblée générale participative

L’assemblée générale est un outil puissant pour coordonner le mouvement. Il s’agit de l’instance décisionnelle du mouvement, d’un moment d’apprentissage de la politique au sens direct du terme. Malheureusement, cette dernière est très souvent approprié par les même : ceux qui ont l’habitude de parler en public ou qui ont le goût pour. Par ailleurs, ces dernières durent souvent plus longtemps que ces participants n’y sont attentif, surtout aujourd’hui où les jeunes peuvent détourner leur attention vers leur smartphone à n’importe quel moment pour réagir à ce qu’ils entendent et par la même se mettre en retrait de la « communion » collective du moment.

En s’inspirant de la démarche de forum ouvert, l’assemblée générale participative consiste à faire succéder différente phase dans le processus d’assemblé générale.

Phase plénière : Information sur l’état du mouvement, perspectives, calendrier des actions et Une problématique générale est fixée au préalable : « Comment construire un mouvement de masse contre la lois El Khomri ? »

Phase 2 Travail en petit groupe : les participant-e-s sont invités à formé des petits groupes de quatre ou 5 personnes pour coopérer efficacement et produire de l’action très vite. Les petits groupes sont chargés de trouvés des solutions. Chaque petit groupe est chargé de produire un compte rendu. A la fin de son travail, chaque petit groupe est chargé de prioriser une action parmis toutes les idées retenues et de s’attribuer des tâches afin de la réaliser. (veiller à ce que les militants plus expérimentés se dispatchent dans les petits groupes afin d’assurer la coordination générale et un apport en terme d’expérience)

Phase plénière 2 : Les actions retenues sont lues en assemblées générale ; et l’assemblée générale va choisir une action (en plus des petites actions choisies par les groupes) qui sera réalisée par l’ensemble des participants de l’assemblée générale.

Proposer un répertoire d’action non-violent participatif

Pour que les petits groupes puissent agir, il est nécessaire de rendre public la stratégie d’action. Cette stratégie d’action doit être diffusée dans format pédagogique (vidéos par exemples) et humourisitique, ce qui favorisera l’appropriation collective de la lutte joyeuse. Un des éléments structurant de la stratégie est le type d’actions à mener, pour cela un répertoir d’action non-violent participatif peut être mis en ligne de façon à stimuler la créativité des opposants à la lois.

Nous pouvons nous inspirer du répertoire d’action non-violent de Gene Sharp et le décliner en exemple concret en utilisant des symboles qui collent à notre lutte. (cf annexe)

Ce répertoire pourrait être participatif et permettre aux internautes de proposer les leurs. Ceux respectant charte spécifique seraient répertoriés.

(exemples : http://www.reposeurs.eu.org/page/mode-demploi-et-principes.html / http://www.reposeurs.eu.org/page/les-vid%C3%A9os.html )

Agir sur les médias de masse

Les médias de masses doivent être pris à leur propre jeu : la recherche du sensationnel. Tant que le mouvement n’est pas capable de saturer les journalistes d’actions « sensationnelles » positives, les médias se concentreront sur le « sensationnelle » négatif. (débordements, violences…etc)

Les petits groupes d’actions doivent saisir eux même les médias, et ce de façon massive, afin de saturer le temps d’attention des journalistes. Pour cela, des outils doivent être mis en place pour faciliter la sollication de la presse par les petits groupes d’actions. Le mouvement doit faire circuler en son sein des listing de journalistes locaux afin de faciliter l’action des petits groupes. La presse locale étant la presse la plus lue en France… La multiplication des petits articles de presse locaux peut renforcer l’authenticité du mouvement et sa bonne appropriation par la base.

La responsabilité des syndicats : encapacité les opposant-e-s

Par essence, les structures syndicales sont méfiantes de l’autonomie d’action laissée aux participant-e-s, craignant les débordements et la perte de contrôle… Cette peur est un facteur de paralysie pour le mouvement et doit être rationalisé afin de libérer le potentiel d’action. Les centrales syndicales doivent s’emparer des outils de communication électronique pour organiser un contexte favorable à l’émergence d’une opposition constructive et auto-organisée.

Les syndicats peuvent même se revendiquer du contexte « tout azimut positif » à condition qu’ils participent à l’impulser en médiatisant par exemple une plateforme participative qui se ferait relais d’une stratégie non-violente globale pour l’ensemble du mouvement. Ainsi, tous les débordements pourraient être récusés par les centrales syndicale du fait du non-respect de la charte.

Par ailleurs, cette même charte pourrait contenir les propositions des syndicats de façon à se dégager de la responsabilité de propositions farfelues qui pourraient être médiatisé par des manifestants.

Aussi, si cette plateforme est correctement médiatisée et appropriée par les internautes, elle peut devenir un moyen de coordonner l’ensemble du mouvement par le relais de son discours.

Enfin, les syndicats doivent prendre garde à l’imaginaire véhiculé. Pour que la plateforme soit appropriée, une marque bien dissociée de celle des organisations syndicales doit être rigoureusement entretenue, condition de l’appropriation collective.

Antonin MOULART

Ex-Lycéen non-syndiqué et victorieux contre le Contrat Premier Embauche

Impliqués dans de nombreuses actions de désobéissance civile, notamment contre la publicité imposée (http://antonin.moulart.org), les indigné-e-s, occupy…

Organisateur coopératif de métier ( http://inicoop.org )