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Dimanche on vote pour l’alternative municipaliste aux 37 années de règne de Guyancourt Pour Tous !

La campagne touche à sa fin et l’ensemble des listes ont présenté leurs propositions pour la ville. Beaucoup de Guyancourtoises et Guyancourtois se sont fortement impliqués dans ce moment inédit depuis plusieurs décennies.

En 20 ans, il n’y a jamais eu autant de listes qui se sont présentées à Guyancourt. Après Roland Nadaus (1983-2002), François Deligné (2002-2016), Marie-Christine Letarnec (2016-2018), la majorité actuelle est à bout de souffle et manque d’idées.

L’axe principal pour ce nouveau mandat, défendre le bilan et continuer les projets qui n’ont pas été finalisés, avec quand même un début de prise de conscience d’être déjà bien enfoncé dans la crise climatique. L’influence positive de Jean Jouzel a fait le minimum syndical concernant l’éducation climatique d’un certain nombre de co-listiers de GPT.

Une majorité au bout du rouleau

A écouter François Morton lors de la rencontre entre les candidats sur l’écologie du 26 février, surtout il ne faudrait rien toucher de l’édifice GPT. Au sein du groupe je suis sûr que plus personne ne sait sur quoi repose cet édifice exactement hormis la rente électorale. A en croire la posture de conservation de monsieur Morton, il suffirait de bouger une brique pour mettre fin à l’ère « des grands équilibres » et que tout l’édifice Guyancourtois ne s’effondre.

Les bons points d’une politique des années 90

Il faut tout de même reconnaître un certains nombre de réussites qu’il ne faudrait pas perdre dans cet effondrement de l’édifice. Le maintien de l’accès au logement pour le plus grand nombre, des politiques de redistributions à l’échelle de la ville efficace et ambitieuse, une politique culturelle séduisante. Bref, une très bonne politique de ville des années 90, qui repose sur la contrepartie de brader le terrain pour construire des sièges sociaux de grande entreprises !

Entre temps, de l’eau a coulé sous les ponts. Le climat social et écologique s’est fortement dégradé, la crise de la représentation politique s’est accentuée, les libertés publics s’amenuisent… Les multinationales sont de plus en plus nuisibles à la vie sur terre. Et pourtant rien n’a changé à GPT, pas même la façon de faire campagne. On ne change pas une formule qui marche ? Ah si, quand même un changement, le PS local s’est dissous et ne distille plus la moindre vision au sein d’une majorité qui a oublié ce que signifie même le mot politique.

Le bilan dans la continuité et la continuité dans le bilan

Dans ce numéro, François Morton apparaît 24 fois et Marie-Christine Letarnec est effacée de l’histoire du mandat.

Dans ce contexte moribond, GPT souhaite continuer à représenter la ville à Gauche, sans faire la démonstration d’être encore à gauche car tout est dans le bilan et la continuité. Ce n’est pas si grave, plus personne ne sait ce qu’est la gauche, alors ils peuvent bien dire ce qu’ils veulent sans le redémontrer, personne ne le contestera et ils seront dans la continuité des anciens. Comme à chaque fois, ils mettront les moyens propagandistes de la ville au service de la tête de liste pour s’assurer d’obtenir leur rente électorale liée à leur position dominante.

L’effritement et la dispersion de GPT

Mais qui se revendique de gauche dans cette élection ? Plusieurs anciens colistiers GPT sont passés sur les listes de la droite et du centre. Que ce soit chez Rodolphe Barry ou Grégory Pape, chacun a intégré des anciens de la majorité mécontents du fonctionnement de GPT tout en continuant à se revendiquer de gauche. A lire les programmes, à quelques détails près, on pourrait dire que toutes ces listes ont un programme proche de la gauche. Alors comment les distinguer ?

Mais suffit-il de se revendiquer de gauche pour être à gauche ? Peut-être, car les appareils politique ont failli disparaître de l’équation et sont les marqueurs les plus évidents pour identifier la mouvance d’idées. Ces élections ont été particulièrement floues jusqu’à la campagne officielle.

Quand est venue la campagne officielle

Rodolphe Barry avait sur l'un de ces premiers tract de campagne mis une photo de l'île St-Denis laissant penser que c'est Guyancourt...
Rodolphe Barry avait, sur l’un de ses premiers tract de campagne, mis une photo de l’île St-Denis laissant penser que c’est Guyancourt…

Mais finalement ça s’est éclairci. Pape est bien investi par la droite Macroniste répressive qui éborgne les gilets jaunes et met en garde à vue les activistes écologistes non violent comme moi. Barry a bien été adoubé par le label de Valérie Pécresse, la droite conservatrice, mais ce dernier ne savait toujours pas où il habitait. Voisins ? Guyancourt ? L’île St-Denis ? Les résultats du scrutin nous diront s’ils restent avec nous ou pas !

Rattrapé par les électeurs qui demandent de la transparence électorale, les candidats de droite ont dû finalement assumer leur étiquette, au grand damne de certains de leurs colistiers qui continuent à se revendiquer de gauche… Eh oui, c’est le nouveau monde très disruptif de l’ère Macron…

L’alternative municipale à l’édifice GPT ?

Pour celle et ceux comme moi qui sont attachés à certaines briques de l’édifice GPT n’y aurait il pas d’alternative ? Ne pourrait-on pas continuer une politique qui vise l’égalité entre les Guyancourtois tout en répondant aux crises écologique et de la représentation politique ? Avec une brique démocratie, une brique écologie ? Je veux dire des vraies briques, pas des briques qui blanchissent tous les cinq ans. Des briques posées par des gens qui ont la culture et la vision pour les placer au bon endroit et les solidariser avec un enduit écologique. Des guyancourtois-es qui ont un brin d’utopie et les moyens de redonner du souffle à Guyancourt par l’inclusion des habitant-e-s dans la politique. Un souffle pour accélérer l’adaptation de la ville au dérèglement climatique qui est à l’heure actuelle et depuis le début beaucoup trop lente par rapport à la déflagration qui vient. En fait, je ne connais pas deux listes pour porter cette alternative municipale.

La brique démocratie

Durant le processus d’élection sans candidat, après la phase de vote, j’ai eu le plaisir de proposer Olivier Pareja comme tête de liste sans être co-listier ni participant de la coordination de campagne !

Je ne connais pas deux listes qui ont organisé publiquement la réunion de désignation de la tête de liste et l’ensemble des réunions qui ont servi à la construction du programme.

Je ne connais pas deux listes qui ont rédigé une constitution municipale qui définit les outils politiques qui sont accessibles directement aux habitant-e-s pour s’impliquer dans la politique locale.

Je ne connais pas deux listes qui ont rédigé et signé une charte fixant ses engagements éthiques en tant que futurs élus.

Je ne connais pas deux listes avec autant de jeunes à sa tête, si vous regardez les dix premiers candidats, vous serez surpris, ils ne sont pas des « bouches trous », comme sur d’autres listes.

La brique écologie

recette de colle écologique

Je ne connais pas deux listes qui collent sur les panneaux d’affichage libre à vélo avec un mélange de farine et de sucre.

Je ne connais pas deux listes qui ont 98/100 sur le sujet du déplacement à vélo, 16/20 au sujet de la pub et qui en plus ont signé le pacte de transition.

Je ne connais pas deux listes dans laquelle on trouve en colistier, une écologue, une herboriste, un maraîcher. Et vous ?

En fait, il n’y en a qu’une liste participative écologiste, et c’est elle seule qui propose une alternative municipaliste pour la ville de Guyancourt, vous retrouverez dans ce programme les éléments essentiels.

Cette occasion est unique et ne se représentera probablement pas deux fois. Je m’en saisirai pour voter Décidons Ensemble à Guyancourt menée par Olivier Pareja et j’appelle toutes les Guyancourtois et Guyancourtoises à faire de même.

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