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Rentrée à la fac de Nanterre

Une nouvelle année universitaire commence ! Après avoir longuement réfléchi l’année dernière à mon orientation, j’ai décidé de poursuivre l’étude des sciences humaines et plus particulièrement la sociologie.

J’ai songé abandonner ma filière un moment pour me concentrer sur la science de l’information, finalement, je n’en ferai rien. Après avoir observé les différents spécialistes de la discipline, je me rends compte qu’ils sont bien souvent des sociologues de formation.

Faire de l’information le sujet central d’une discipline scientifique ne doit pas faire oublier que ce sont des acteurs humains qui la produisent. La sociologie répond mieux à la problématique dans la mesure où elle étudie les interactions au sein des groupes humains. Qu’est-ce que sont les médias à part des individus ou des groupes d’individus qui émettent de l’information ?

J’ai le sentiment que ce recentrage sur la sociologie est nécessaire d’autant plus que le pouvoir médiatique se démocratise. Les acteurs deviennent médias et leur propos sont relayés bien plus largement dans cette nouvelle ère des réseaux. La sociologie est une porte ouverte sur toutes les autres sciences humaines et juridiques que sont l’Histoire, la science politique, la géographie et même le droit.

Bien sûr, je ne pense pas que la science de l’information cloisonne. Elle porte en elle les gènes de la transdisciplinarité puisqu’elle nous conduit à étudier l’histoire de la communication, la sociologie de la communication et que sais-je encore ! Elle vient d’ailleurs pallier à un vieux travers de la sociologie qui a souvent eu trop tendance à rester dans son champ disciplinaire (surtout en France). Mais il semble que cela est train de changer.

Comment étudier les médias sans au préalable étudier les groupes humains et les représentations collectives ? Comment peut-on, par exemple, analyser et expliquer les comportements des médias sans étudier la question de la propriété intellectuelle au sens juridique ? Enfin, comment comprendre l’influence des médias sur les idéologies politiques en restant centré sur l’étude de l’information ?

Bref, il y a tout un tas de questions que je me pose et qui dépassent largement le cadre de la science de l’information !

Je dois réfléchir à un sujet d’enquête sur la déviance, j’ai bien quelques idées en tête mais l’objectivité scientifique risque d’être difficile à atteindre. J’ai pensé à une étude sur le partage de fichiers protégés par le droit d’auteur ou sur les collectifs anti-pub. Mais ça reste des sujets où il me sera difficile de trouver une rigueur scientifique en peu de temps. On m’a également suggéré la zoophilie, le cannibalisme, Facebook (Les déviants ne seraient-ils pas les non Facebookiens ?), l’homosexualité, « la carnivorerie », les roms, la normalité, le sado-masochisme… What else?

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  1. Stoi le déviant !

    Sinon le cannibalisme ca ca claque mais pour te sortir de ton cadre je te conseillerai les « technoréfractaires » ou peut etre le degré d’au dessus : les gens qui combattent la technologie mais je ne sais pas si il y a un nom pour ca !

    Ou les complotistes et les alchimistes c’est cool ca aussi 🙂

  2. J’avoue ! C’est une bonne idée. Ça me permettrait d’entendre un autre discours…

  3. Si c’est l option que tu retiens tu peux questionner la vision de finkelkraut Alain technophobe livre « nous n avons jms été moderne » et lui opposé bruno latour ‘ nous autres modernes’… autrement pour l épistémologie des sic c est un peu plus complexe… Le chemin n est pas sociologique, il est plutôt anthropologique et psychanalytique. Il n est plus question d’objectivité des sciences humaines mais de la maitrise de méthodes individuelles et collectives ( recherche -action) pour conduire des activités constructivistes dans des systèmes complexes social, culturel, économique, humain , non humain ( machine) et médiatique etc. Bon courage.

  4. Maintenant faut que je trouve des personnes qui serait prête à accepter un entretien. J’ai essayé sur google, étrangement ça n’a rien donné ! 🙂

  5. Et si tu prenais comme déviants : ceux qui s’obstinent à écrire sans faire de fautes d’orthographe ni de grammaire ?

  6. @Ch. Romain,

    Ah… Si seulement c’était ces gens là les déviants, cela me poserait moins de problèmes 🙂

    @Yoann,
    Bouarf 🙂

  7. Hey, je suis en train de me poser exactement la meme question que toi quant à la suite de mes études. Est ce que tu pourrais m’envoyer un mail pour que tu me racontes ton année. Si tu le veux bien 🙂 Thanks