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Mais que fait le politique face à la déferlante des écrans publicitaire ?

Les écrans publicitaires continuent de se répandre à travers le monde. En 2012, pas moins de 12000 écrans avaient été installés par la seule entreprise JCDecaux. Le lobbying forcené de JCDecaux[1] auprès des politiques, notamment dans le cadre du Grenelle 2, montre que les écrans publicitaires sont sa principale source d’expansion pour les années à venir. Sans résistance, le temps d’attention de l’individu sera encore d’avantage sollicité par la grande industrie.

L’invasion est mondiale, à Chicago des écrans publicitaires pouvant faire jusqu’à 111 mètres carrés ont été installé en 2013. São Paulo, la ville  brésilienne renommée comme sans pub, a commandé à JCDecaux 1000 horloges numériques publicitaires. A Shangaï, le leader mondial a décroché l’exclusivité de l’exploitation publicitaire du métro et totalise 38 000  surfaces numériques de différentes tailles sur 12 lignes.

En France, c’est au mois de décembre 2008 que les premiers écrans publicitaires sont apparus dans le métro parisien. Moins de trois jours plus tard, les premiers signes de contestation étaient déjà visibles. Depuis, les actions de rejets par les usagers se succèdent. Pourtant les écrans publicitaires sont de plus en plus nombreux dans le métro Parisien, plus de 1200, dans les gares SNCF des grandes villes de France (Paris, Lille, Toulouse, Orléans…etc), et même quelques uns dans la rue, comme c’est déjà le cas à Niort ou Dijon par exemple.

A St-Quentin-En-Yvelines, le centre commercial Hammerson projette d’en installer sur les voies piétonnes. Chaque St-Quentinois est invité à venir participer à la mobilisation samedi 23 novembre à 10h30.

Le politique s’efface au profit des intérêts des industriels. Le Grenelle 2 a assoupli la loi et la réglementation encadrant les télévisions publicitaires : leur statut est désormais reconnu et différent de la publicité lumineuse ; la taille des écrans peut aller jusqu’à 8 m² – soit 4 fois la taille des écrans du métro parisien. La reculade ne fut guerre surprenante de la part d’un gouvernement sarkozyste, le gouvernement socialiste n’est pas en reste.

Dans le cadre du projet de loi sur la consommation, le ministre Benoît Hamon ne semble pas plus enclin à freiner l’expansion des écrans publicitaires. Dans la séance du 13 septembre, en réaction à un amendement porté par le sénateur EELV, Joël Labbé, sur l’interdiction des écrans publicitaires, le ministre de la consommation a estimé qu’il ne fallait pas mettre en péril l’investissement de l’industrie publicitaire mais qu’il faudrait tout de même éteindre les écrans la nuit.

Plus rien désormais, ou presque, ne s’oppose à l’expansion sans limite des écrans publicitaires dans l’espace public. C’est au nouveau ministre de l’écologie, Philippe Martin, que revient la charge de protéger nos paysages et l’environnement de l’agression visuelle ainsi que la surconsommation énergétique des écrans publicitaires.

Résistance à l’Agression Publicitaire démarre sa campagne de mobilisation contre les écrans publicitaires le 23 novembre. Il est important d’y participer. La seule limite à l’expansion des écrans publicitaires, c’est nous !
[1] 1 juin 2011- Canard Enchaîné – Ça vole bâche
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