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Quelle est votre politique de gestion des amitiés sur Facebook ?

Voilà un sujet qui me revient dans la tête depuis que j’ai commencé à utiliser facebook.

Comment gérez-vous vos amis ?

De manière plus général, on peut élargir le sujet à tous les réseaux sociaux nécessitant l’acceptation d’un contact pour lui donner accès à nos informations personnelles.

 J’avais parlé du risque d’utilisation des données personnelles par l’entreprise qui gère Facebook mais également du totalitarisme de la transparence, aujourd’hui, je voudrais vous parler de la gestion des contacts.

Tout d’abord, il est utile de prendre conscience du type d’informations que nous diffusons sur nos réseaux. Pour ma part, je me sers de Facebook pour presque toutes mes activités et donc tous mes réseaux.

Quel doit être mon seuil de tolérance dans l’acceptation de mes « amis » et quelle limite dois-je m’imposer dans la diffusion de mes données personnelle pour ne pas me porter préjudice ?


La question est grave, pourtant l’action d’accepter « un amis » est anodine. L’explosion des réseaux sociaux et l’absence de prévention sur ses dangers n’y est pas étranger. Pas besoin d’être réac’ ou anti-NTIC pour le dire, c’est du simple bon sens. La révolution qui a débuté ne doit pas nous empêcher d’être lucide sur les effets pervers qui peuvent advenir, au contraire, elle doit être accompagnée par une prise de conscience des utilisateurs.

Il y a différents types de politique Facebook suivant les utilisateurs.

La première et la plus répandue, en tout cas dans le milieu politique et associatif, est d’accepter tout le monde. On l’appellera la politique d’acceptation totale. La politique d’acceptation totale permet de montrer son ouverture à ses pairs et d’être lus par un maximum de personnes, on peut ainsi entrer en contacte avec les amis des amis, les amis des amis des amis et les amis des amis des amis… Bref, cela jusqu’à un degré 3 ou 4 de connaissances. Quand une personne que l’on ne connaît ni d’Even ni d’Adam ayant en commun avec nous 100 amis et que cette dernière nous demande d’être son amis, il est difficile de refuser.

Pourtant, ce phénomène devrait nous inquiéter car nous ne pouvons rapidement identifié les intentions de ce nouvel acteur. Ainsi, l’on s’expose à dévoiler des informations qui pourraient être utilisées d’une manière que nous ne souhaitons pas. En d’autres termes, nous n’avons plus le contrôle de nos informations personnelles si nous n’avons pas conscience de notre degrés d’exposition. Si nous en avons conscience, alors nous n’utilisons déjà plus facebook comme un streaming life mais comme un streaming politic life. Dans ce cas de figure les informations que nous dévoilons ont un rapport directe (à 90%) avec notre activité militante.

La seconde politique, moins répandue à mon avis, tout du moins dans le milieu politique et associatif: privilégier des liens de qualités. On l’appellera politique d’acceptation qualitative. Cela consiste à refuser toute demande émanant d’une personne que nous ne connaissons pas ou à qui nous ne faisons pas suffisamment confiance dans le but de préserver les informations personnelles que nous diffusons sur le réseau et de ce concentrer sur celle qui en valle vraiment la peine.

Il me semble que cette politique est la plus sage mais également la plus difficile à tenir. En effet, Facebook favorise la gestion massive des contacts. Il est tentant d’avoir un maximum de contacts pour truster le traffic de son blog ou de faire passer des petites informations par son statut ou encore inviter un maximum de personnes dans ses groupes. (Quoi que dernièrement une limite de 100 personnes a été posé… Facebook prendrait-il conscience de ce problème ?). De plus, il est très difficile de résister à l’usage dominant qu’est la politique d’acceptation massive. Quand vous êtes solicité 3 fois par jour par des gens que vous ne connaissez pas, vous finissez par remettre en question vos façons de faire et il n’est pas rare de « céder » à la pression qui finit par avoir un effet coercitif.

Il ne me semble pas inutile de réfléchir et remettre en cause certaines de nos pratiques tout au long de cette révolution qui ne fait que débuter.

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16 Commentaires

  1. Moi, c’est la 2 ! J’ai même mis des gens du taf « sans news » pour éviter autant que faire se peut, mes actu…
    Je refuse toute personne que je ne connais pas en vrai ou en blogueur ou lecteur même si ce sont des élus, des gens connus des adhérents.
    Et je ne me sers pas de facebook pour mon blog parce qu’à part les modémistes, personne ne sait que je blogue.

  2. @Mirabelle,

    Ça n’a rien à voir. Tout le monde n’a pas accès à tes infos sur facebook, c’est toi qui choisi qui peut y accéder en principe.
    Edvige, les moyens et la finalité est tout à fait différente.
    Attention aux confusions, on en vient facilement à devenir anti-tout en raisonnant comme ça.

  3. Tout dépend effectivement de l’usage qu’on veut avoir de Facebook – surtout « sortant » ou « entrant ».

    Si on veut « spread the word », faire connaître le plus largement possible un message qu’on formatte pour cela, l’acceptation massive s’impose.

    Si on veut recevoir de l’information utile, se tenir au courant de ce que font (et publient) les gens qui comptent pour nous, le carnet d’adresses doit être sélectif pour éviter la noyade. Le principal danger dans ce cas n’est pas la divulgation d’infos personnelles (pour moi, tout ce qui est publié sur facebook peut être reproduit, fût-ce par inadvertance, et diffusé). Le danger, c’est que la présence dans votre liste « d’amis » de quelques gros émetteurs d’info peu importante pour vous, ne squatte votre temps de cerveau disponible.

    Personnellement, je n’approuve comme « amis » que des personnes que je connais dans la vraie vie, ou avec qui j’ai fréquemment échangé sur internet. Les autres demandes, je les laisse en instance jusqu’à avoir la joie de faire la connaissance des demandeurs !

  4. Hé bien pour des démocrates qui ont râlés après Edvige !!!!
    je m’étais inscrite un peu par curiosité, et j’ai laissé tomber … bonjour les indiscrétions et le fichage ! en tant que démocrates, nous devrions refuser de jouer ce petit jeu et le dire haut et fort !

  5. @Frédéric,
    Ah oui, je n’ai pas pensé à inclure cette idée de temps de cerveau disponible. Bien vu.

    Je suis tombé dans le travers de la un. Je pense faire le ménage très bientôt :-))

  6. Je pense que la gestion peut se faire sur 2 niveaux. Il faudrait pouvoir distinguer les amis des contacts. Les contacts permettant de se faire connaitre et communiquer plus largement. A contrario des amis, inclus parmit les contacts, dont la communication se veut plus confidentiel et plus ciblée. La notion de temps de cerveau disponible ne s’appliquerait que pour les amis par exemple.

  7. je suis comme frédericLN et le roi soleil, je sélectionne en fonction des gens que je connais dans la réalité ou que j’ai rencontré sur un forum ou sur un blog…..

    de toutes façons comme il est difficile d’y développer de réelles idées vu que peu de personnes suivent…. j’utilise facebook comme d’une boite aux lettres le plus souvent!

  8. Beaucoup d’infos restent visibles, et c’est d’ailleurs l’intérêt de la chose ! loin de moi de confondre avec Edvige, je dis simplement qu’il y a un léger paradoxe dans notre démarche … si nous ne voulons pas être fiché pour tout et rien et notamment nos amis et fréquentations … on l’est bien assez comme ça ! ce n’est pas être anti-tout c’est être vigilant !

  9. @Mirabelle,
    Je comprend tout à fait ta réflexion et d’ailleurs je me suis fait la même au moment de l’affaire Edvige. En apparence, les situations sont identiques. Mais en comparant avec un peu de rigueur les deux situations, on se rend compte qu’il y a un fossé qui les sépare.

    Facebook permet de maîtriser ses informations. On peut choisir d’afficher l’information que l’on veut aux personnes que l’on veut. La seule chose qu’on ne contrôle pas complètement, ce sont les informations qui sont diffusé sur notre compte par nos contactes.

    Edvige est complètement extérieur à nous. On ne nous demande pas de dévoiler des informations, on nous les prend dans le but de mieux contrôler la population, ou du moins parfaire le système judiciaire en matière de renseignement.

    Au final, Facebook peut se révéler dangereux si l’on en fait une mauvaise utilisation.

  10. Donc en fait, il y aurait le fichage non consenti (edvige) et le fichage consenti (facebook) !!! Il n’empêche qu’il y a fichage quand même, qu’effectivement tu ne maîtrises pas les infos diffusées sur toi par un tiers (grave quand même!), sans compter que beaucoup utilisent facebook sans bien piger toutes les manips pas vraiment claires, et qu’en plus avec une naïveté déconcertante ils procèdent à un déballage perso absolument incroyable ! bref une mine pour les agents du renseignement !!! et nous démocrates, on est content !

  11. @Mirabelle,

    Justement, les agents du renseignement ne peuvent mettre la mains dessus à moins que tu les acceptes dans tes amis. Tout du moins en principe :-)))))))

    Ce que je veux dire, c’est que tu as la maîtrise des informations que tu délivres.

    Mais regarde, dans la vraie vie, une personne peut également diffuser des informations sur toi. Donc, tout ça n’est qu’une question d’usage. Le principe de réseau social virtuel n’est pas à remettre en cause, il me semble.
    Ce qu’il faut remettre en cause, c’est notre utilisation de ces réseaux et peut-être également les garanties que facebook nous donne quand à l’utilisation de nos données personnelles.

  12. comme disent les anglophones, il y a une différence entre secrecy et privacy : on cache tout pour ne rien montrer, ou on montre ce qu’on veut aux gens qu’on veut.
    d’où l’intérêt de bien maîtriser son image… tout un programme !

  13. Exactement. La solution 1 (avec légèrement plus de réserves) convient très bien, il suffit de ne pas entrer d’informations confidentielles… Il faudrait tout de même une distinction entre contacts et amis, comme le dit Ghislain.

  14. Oui, je crois que l’idée de Ghislain serait au final bien pratique.
    Mais ne favoriserait-elle pas la communication à outrance ?

    Au final… Qu’en à -t-on à faire des messages de gens à qui l’on ne fait pas confiance ? Car les contacts se serait potentiellement tout le monde sauf les gens que l’on n’aime pas.

    Sur facebook on peut envoyer des msg à tout le monde sauf qui nous on black listé.

  15. @Mirabelle : La différence entre Facebook et Edvige, c’est que Facebook est un mendiant alors qu’Edvige est un voleur. Si tu ne vois pas la différence entre donner et se faire voler, c’est grave. On peut être contre le don, penser que celui qui nous sollicite ne mérite pas notre confiance, mais le mettre sur le même plan qu’un vol c’est non seulement une accusation grave pour le demandeur mais aussi une relativisation dangereuse du vol.

    Dire que Facebook est aussi dangereux qu’Edvige, c’est sous-entendre également qu’Edvige n’est pas plus dangereux que Facebook.

    Quant à répandre des informations sur toi sans que tu puisses les contrôler, ça s’appelle la rumeur, c’est effectivement gravissime, mais ça existe depuis que le monde est monde et nul besoin de Facebook pour détruire la réputation de quelqu’un.