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Paquet de cigarettes uniforme: Marketer tue ?

 

La stigmatisation du fumeur continue. La ministre de la santé propose un standard de paquet de cigarettes pour empêcher l’industrie du tabac de séduire nos jeunes. Santé publique et publicité ne font pas bon ménage ! Les coupures incessantes de réclames pour de la nourriture entre les dessins animés incitant à manger toujours plus à rendu une partie de notre jeunesse obèse. Un autre exemple assez  actuel Mac Do qui s’associe au JO de façon exclusive pour associer la marque de malbouffe internationale à un corps athlétique dans l’imaginaire collectif.  Le système publicitaire incite à la consommation outrancière de malbouffe, ça on le savait, mais pas que. Second grand débat, la publicité et les cigarettes.

Depuis la loi Évin en 1991, la publicité pour les cigarettes est fortement restreinte:

« La loi Évin interdit toute propagande ou publicité directe ou indirecte en faveur du tabac (sauf aux enseignes des débits de tabac, sous conditions) ainsi que toute distribution gratuite ou promotionnelle, ou toute opération de parrainage liée au tabac. » selon wikipédia.

Cette loi restrictive a prêter de nombreuses fois à débattre sur sa pertinence et les atteintes à la liberté d’expression qui en a découlé parfois. Et effectivement, c’est discutable. Désormais, la loi va s’attaquer à l’emballage qui est aussi un facteur d’incitation à la consommation. Selon e-marketing.fr:

En 2011, une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire révélait qu’un paquet neutre était jugé « repoussant » par 49 % des consommateurs de tabac, et ce chiffre grimpe chez les non-fumeurs…

L’impact est clairement non-négligeable malgré ce que peut en dire les lobbistes de l’industrie du tabac qui craignent d’avantage la contre-bande que la diminution de la consommation.

En quoi la publicité pour les cigarettes est-elle plus tolérable que la publicité pour l’alcool ? L’alcool fait de nombreux morts chaque année, que ce soit par des suites médicales ou accidentelles. La publicité pour les téléphones portables aussi fait des morts: au volant, l’exploitation des métaux qui servent à construire les batteries, il se pourrait même que cela ait des effets cancérigène sur le cerveau. Nous vivons dans un monde dangereux. La consommation a toujours engendré des problèmes de santés publiques et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Faut-il pour autant exercer une censure sur certains messages publicitaires au fur et à mesure que l’on découvre leurs dangers ? Nous pourrions très bien imaginer un format standard de bouteille d’alcool et de téléphone aussi.

Ceci est un faux débat destiné à occuper les comités d’auto-régulation des publicitaires, c’est la caution morale d’un système qui se nourrit de notre temps de cerveau disponible et désormais de notre comportement ainsi que notre « engagement » envers la marque.

Peu importe le message qui est véhiculé finalement. L’industrie de médiatisation de l’industrie est une machine médiatique ultra-puissante qui vise à modeler nos comportements de consommations et nous baigner dans un univers. Et quand cela est fait de façon massive, cela comporte des dangers massifs qui induisent des catastrophes sanitaires massives.

Avec cette mesure, l’état ferait preuve d’autoritarisme envers le consommateur. Que ce soit un beau vélo ou un beau paquet de cigarette, nous apprécions posséder un objet qui soit beau visuellement et qui nous ressemble. Le gouvernement ferait mieux de s’attaquer aux véritables problèmes engendrés par le système publicitaire: son emprise sur nos esprits quand elle est imposée, l’exploitation de nos données personnelles et son intrusion constante dans l’espace public. Il est là le combat pour notre liberté de conscience et la maitrise de nos données.

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