Un cirque d’animaux à Guyancourt, des animaux qui ne sont pas à leurs places

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Amandine Bardidou sur facebook.

Photos prises aujourd’hui juste en bas de chez moi…

SVP amis Guyancourtois, ne cautionnez pas cet horreur en allant à ce cirque !

Je compte sur vous pour faire tourner ces photos !

Pour eux, pour ces sans-voix !

Les animaux ne sont peut-être pas maltraités comme certains le laissent penser dans les commentaires néanmoins je ne pense pas que ces animaux soient à leur place. Ils sont retenus captifs dans un endroit inhospitalier, les heures de transports et la capitivité ne sont pas fait pour ces bêtes. Les municipalités doivent décourager ce type de cirque. Le maire de Guyancourt a une responsabilité vis à vis de la présence du cirque puisqu’il a délivré une autorisation.

Il y a pleins de cirques sans animaux qui sont vraiment grandioses comme par exemple le Cadet Circus. Je trouve assez moche d’enfermer des animaux pour le bon plaisir des spectateurs et dans le seul but d’en tirer profit. Un maire avec une sensibilité écologiste n’aurait pas donner cette autorisation selon moi, ce n’est pas un hasard si un groupe écologiste s’est constitué au sein de la majorité Guyancourtoise.

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EDIT 25 JUIN à 21H42

Je viens d’apprendre que des personnes ont agis directement sur les affiches du cirque d’animaux en inscrivant spectacle annulé pour les décourager (sans doute) d’utiliser les animaux dans leurs spectacles.

C’est dur à assumer mais je dois vous le dire… Je n’y suis pour rien ! Y aurait-il d’autres adeptes de l’action direct à Guyancourt?

Ma ligne de conduite quand j’agis sur l’affichage publicitaire est de toujours l’assumer publiquement, comme le fait le collectif des déboulonneurs qui m’a formé à la désobéissance civile. Si ce n’est pas revendiqué, ce n’est pas moi.

Si j’avais du temps pour ça, je m’occuperais de l’écran publicitaire qui trone sur le vélodrame nationale. Sur cette question, je n’ai fais que relayer des Guyancourtois plus zélés que moi sur ce sujet. Il suffit de lire la conversation sur facebook pour le comprendre.

Propagande et dialogue

972159_492462707491868_381398206_nMatin, midi et soir nous recevons des messages. La société de l’information et ses médias multiformes ne nous laissent aucun répit. Les messages sont souvent construits de façon à orienter notre perception des choses, modifier nos comportements dans l’intérêt de tels ou tel acteur.

Curieusement, ce terme de propagande n’est que très peu utilisé. La propagande dans l’imaginaire collectif fait partie du passé, elle trouve sa place dans l’histoire de l’URSS ou de l’Allemagne nazi, elle est souvent rattachée à la violence et au totalitarisme, d’où cette connotation négative. Même dans les milieux militants le terme est très peu employé, pourtant cet outil est essentiel à tout changement ou prise de conscience collective !

La propagande est une technique de conversion rapide des perceptions. Par l’utilisation d’informations ou de désinformations, en s’adressant à la raison ou à la déraison, elle fait converger les esprits, forme les représentations afin de capter les désirs et les capacités d’agir pour les mettre au service d’une doctrine. Suivant le support médiatique qu’elle utilise, la propagande est plus ou moins manipulatoire, dans le sens où elle essayera -plus ou moins- de court-circuiter la capacité de réflexion des personnes afin d’accélérer la conversion à une idée. Par exemple, la vidéo est un excellent format, par l’utilisation simultanée du son et de l’image, elle inonde votre capacité de perception afin de détruire vos barrières réflexives et  vous susurre le message de propagande dans les tréfonds de votre inconscient.

La propagande vise à faire répéter. Une « bonne » propagande c’est une propagande qui agit sur vous sans que vous ne vous en rendiez compte. Elle est en vous et devenez vecteur d’elle. Elle vous possède comme un démon et se transmet comme un virus. Les meilleurs formats de diffusion de la propagande sont évidemment ceux qui empêchent le dialogue.

Le dialogue est un format qui permet l’échange. Avant de répondre à un message, il faut réfléchir un minimum ce que nous venons de recevoir. Le travail réflexif est le propre de l’étude qui permet de produire sa propre pensée. Ainsi, les médias de masses que sont l’affichage, la télévision, la radio ou les journaux papiers sont de terribles instruments de propagande car ils réduisent les sollicitations à a la réflexion à presque rien. Internet est quelque peu différent puisqu’il se construit sur le dialogue des internautes. Il n’est pas, comme les médias de masses, seulement ouvert à une élite bien que dans la pratique la structure actuelle du réseau soit de moins en moins propice à un dialogue et de plus en plus à de la consommation d’idées dus à la facebookisation des esprits et des échanges.

La propagande « logorrhée » rend malade son émetteur et les esprits récepteurs. Elle est totalitaire par essence car s’impose dans tous les aspects de la vie et ne cesse jamais. Elle rend l’émetteur certain de sa domination sur les esprits et l’empêche d’être à l’écoute du monde. Elle fait la misère des esprits par la diffusion de contre-vérités et détruit toute possibilité de dialogue. D’un autre coté, la propagande « sursaut » peut servir le dialogue. Quand elle est soigneusement disséminée et entre en contradiction avec la logorrhée, elle tend à solliciter la capacité de réflexion des personnes.

Point de parcours

Ce blogue, je l’aime de plus en plus. Paradoxalement, j’y publie de moins en moins. Mais il est là, stable, toujours en ligne et accessible, comme une extension de moi. Il témoigne de ce que j’ai été et de ce que je deviens. Il est une fenêtre par laquelle je me sens libre de parler. Vraiment libre.  Sans caricature, sans contrôle de mon expression. 568 billets de publiés depuis le 22/10/2007. En réalité, il devrait en compter 200 ou 300 de plus mais j’ai perdu du contenu suite à une migration qui s’est mal passée. Bon, ce n’est pas très grave, les quelques billets très intéressants que contient mon blogue arrivent un peu après.

Et aujourd’hui… Après toutes ces actions ininterrompues, c’est le moment de prendre du recul et de m’interroger sur ce que je suis.  L’organisation et l’action collective c’est passionnant, on apprend beaucoup, et c’est aussi très dépersonnalisant, on s’imprègne beaucoup des personnes qui la font vivre ou qui l’ont fait vivre. Sortir de cette période d’incubation politisante extrêmement enrichissante pour faire le point, mieux digérer, et produire quelque chose d’original, de créatif, de personnel, un peu plus éloigné de la forge idéologique et normative néanmoins indispensable à la production d’une culture de résistance.

Cesser de prêcher les éveillés pour les transformer en révoltés, commencer à réveiller les endormies pour les transformer en éveillés, cela pourrait ressembler à une voie pouvant être empruntée. Et l’éducation populaire en est peut-être l’outil.

Free bloque la pub et offre un web propre à tous ses clients

Que de remue ménage hier suite à l’annonce de la nouvelle mise à jour de la freebox qui permettra de bloquer une partie de la publicité par défaut pour tous les clients de free !

Free fait monter d’un cran la tension dans son conflit avec google qui est accusé de couter très cher à l’opérateur en raison de l’important trafic sur youtube. Pendant ce temps, les acteurs de l’internet dépendant de la publicité poussent des cries d’horreur face à la démocratisation subite des bloqueurs de pub.

Google n’a même pas besoin de se défendre car l’ensemble des acteurs qu’il a asservi réagissent pour lui. Au lieu de poser la question de la pertinence du modèle économique publicitaire, chacun essaye de défendre son pain (souvent misérable et précaire) sans se poser la question d’un web plus propre.

Ces internautes, qui parfois bloque eux aussi la pub dans leur navigation quotidienne, découvrent que si tous les types d’utilisateurs pouvaient disposer d’un bloqueur de pub facile d’utilisation, ce dernier resterait activé et le modèle économique publicitaire ne tiendrait plus. Personne n’aime la publicité, même pas ceux qui en vivent. Jusqu’à présent, seul les utilisateurs avancés pouvaient se payer le luxe d’un web propre avec une extension de navigateur comme adblock edge, mais c’était sans compter la surprenante sortie de free.

Cette nouveauté occasionne une nouvelle façon d’envisager le web grand public, un web allégé et débarrassé de la pollution visuelle ambiante. Les freenautes ne pourront bientôt plus se passer de ce bloqueur de pub tellement il soulage de la (sur)charge informationnelle quotidienne dont nous sommes les récepteurs, parfois passif.

En parlant de liberté, certains poussent des cries d’orfraies et dénoncent une soit disante atteinte à la neutralité du net (ce qui est faux comme l’explique Benjamin Bayart), ainsi qu’une soit disante atteinte à la la liberté d’expression publicitaire (tout un concept) sans se poser, à aucun moment, la question de la liberté de recevoir ou non de la publicité pour tous les internautes et non pas pour les seuls technicistes qui font un peu figure de grands privilégiés de la société de l’information.

Firefox grand complice de google, Free à la rescousse ?

Firefox ne fait pas son travail de navigateur correctement en interprétant les pages avec la publicité par défaut et occasionne sciemment une pollution visuelle qui créé la confusion et détourne l’attention de l’internaute. En ce sens, le navigateur de mozilla se rend complice de google et les autres grandes régies dans le détournement de temps de cerveau et de collecte de données personnelles des internautes. Alors même que ce dernier  se veut être un navigateur sécurisé du coté des utilisateurs, c’est tout le contraire qu’il cautionne !

Certains diront que ce n’est pas le travail de free de bloquer la publicité de façon technique, et ils auront sans doute en partie raison, mais face à des navigateurs internet dominant à la solde de la publicité en ligne, que reste-t-il comme alternative pour mettre en place un bloqueur de pub accessible à tous ?

Le modèle publicitaire, un modèle sans avenir

Il faut bien avouer que la situation a de quoi foutre un gros bordel. La majeure partie des créateurs professionnels du web sont dépendants des revenus publicitaires.

Pendant que wikipédia parvient à lever les 25 millions de dollars nécessaire à son fonctionnement, la chute de facebook en bourse se poursuit après l’histoire d’instagram et la morosité de google montre les limites de ce modèle plus que contestable tant il est intrusif, pollue visuellement et fait gaspiller de la bande passante. La question de la protection des données personnelles est de plus en plus sensible et les chargés de mission du cabinet de fleur Pellerin Colin et Collin étudient très sérieusement la possibilité de taxer la collecte des données personnelles pour limiter la collecte. Le ciblage comportemental (des produits que nous sommes) est pourtant ce que les publicitaires considères comme une voix d’avenir, mais les internautes ne semblent pas tout à fait d’accord sur ce point.

Les sites dépendant de la publicité se revendiquent malhonnêtement de la « gratuité » et demandent en réalité des contre-parties fortes couteuses en temps d’attention et données personnelles.

Il serait temps de généraliser flattr et de mettre en place un bloqueur pub par défaut dans les navigateurs qui facilite le don pour les créateurs de contenus, en supplément de mesures législatives comme la contribution créative ou le revenu de base inconditionnel qui soutiendraient la création.

Un web propre par défaut pour tous les internautes, à moins que c’est dernier choisissent un web sale, voilà une riche idée !

Poursuivre notre action contre le système publicitaire

Hier, en compagnie de prévenus au procès du 8 octobre, j’ai reçu le verdict. Sévère, la justice nous a condamnée à payer les sommes suivantes: une amende de 100 ou 250 euros (selon leur état de récidive), à 590,92 euros, solidairement, de dommages et intérêts à Métrobus (frais de nettoyage), à 150 euros chacun de frais irrépétibles, à 1 euro , solidairement, à la RATP (préjudice moral), à 1 euro symbolique, solidairement, à Métrobus (préjudice à l’image).

Nous n’attendions pas grand chose étant donné la façon dont s’est déroulé le procès mais c’est loin d’être un échec. Nous avons ouvert le débat sur le danger des écrans publicitaires et de très nombreux citoyens se sont manifestés pour afficher leur soutien. Je peux vous assurer que les désobéissants à la publicité sont très reconnaissant et fier d’être soutenus si vaillamment et avec constance par des citoyens, nombreux, qui ont compris que la désobéissance civile était devenue une nécessité face à un système publicitaire surpuissant qui écrase tout sur son passage. Nous en appelons une nouvelle fois à votre générosité pour couvrir nos frais d’avocats. Il nous manque environ 2000€. Vous pouvez envoyer un chèque à l’adresse suivante : La Teinturerie – 24, rue de la Chine – 75020 Paris (en précisant qu’il s’agit d’un don adressé en soutien des déboulonneurs) ou bien donner en ligne.

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Oui monsieur le juge, j’ai désobéi aux écrans pub, j’assume tout !

Aujourd’hui, je passerai au tribunal de grande instance de Paris. C’est la première fois de ma vie que j’ai à faire à l’autorité judiciaire et à la justice. Je n’ai pas l’ombre d’une honte à être traduit en justice, à dire vrai, je revendique mon geste et je crois que nous devrions être plus nombreux à passer devant la justice pour les faits qui me sont reprochés. Mais au juste, qu’est-ce que j’ai fait ? La raison pour laquelle je suis prévenu est la suivante : « Détérioration ou dégradation de mobilier urbain ».

Oui, le 28 janvier 2011, sur un écran publicitaire espion j’ai écrit à la bombe de peinture rouge « Non à l’opacité technologique dans l’espace public ». C’est ce que j’ai dit au policier qui m’a amené au commissariat après l’action. C’est ce que je dirai au juge tout à l’heure dans la salle d’audience. Les écrans publicitaires espions doivent être désinstallés. Ai-je peur ? Suis-je inquiet de la décision qui sera rendue ? Un petit peu, mais ce n’est pas cela qui est important. Ce qui est important c’est « pourquoi ? ». Cet acte était-il fondamentalement nécessaire ? Et si oui, pour quelles raisons ? Poursuivre la lecture