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L’homme du CPE relaxé

Cette actualité médiatique à propos de Dominique De Villepin me replonge dans des souvenirs pas si lointain qui restent d’une importance capitale.

L’engouement médiatique à propos de la candidature de DDV pour 2012 et l’enthousiasme de l’opinion pour sa victoire judiciaire indirecte face à N. Sarkozy est incompréhensible. Mais ce que je trouve encore plus pitoyable c’est l’engouement qu’ont certains à crier sur les réseaux « Villepin 2012 ». Je m’excuse pour le tranchant des qualificatifs mais je trouve ces comportements moutonniers carrément irresponsables.


DDV a certes remporter une victoire médiatique face à Sarkozy aujourd’hui, il n’en reste pas moins un technocrate qui n’a écouté que lui même et a été même jusqu’à traiter de lâche tous ceux qui se sont fait défenseur du peuple à l’époque.

Pour moi, c’était comme si c’était hier. J’ai vécu cette période de manière extrêmement intense et en vérité c’est le fondement de mon engagement politique. La portée social et précarisante du CPE devait être combattu mais ce qui m’a réellement révolté, c’est le mépris qu’avait le gouvernement de l’époque pour le peuple français et pour le parlement. Rappelez-vous, le CPE avait été passé en force en utilisant l’article 49.3 de la constitution française.

L’autoritarisme que l’on peut déceler dans le régime Sarkozyste se retrouve complétement dans la gouvernance du premier ministre Villepin de l’époque. Tant que les citoyens français feront le choix de la résignation, la démocratie continuera à se dégrader et la république finira par s’écrouler.

Sarkozy et Villepin même combat: précarité et autoritarisme, voilà ce qu’incarne la droite française. Nous ferions bien de nous en souvenir avant de faire une nouvelle bêtise.

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  1. Tu n’auras pas oublié dans ton interprétation l’instrumentalisation dont usa et abusa déjà Sarkozy à l’époque, par exemple via Julliard :

    http://www.lejdd.fr/Politique/Actua

    Une des difficultés en politique est de ne pas se laisser tromper par les apparences, une autre est de ne pas perdre de vue l’objectif de long terme au profit d’objectifs de court terme…

    Quant à la précarisation – et la France en général-, a-t-elle été mieux traitée par la victoire du locataire de l’Elysée lors des querelles intestines préalables aux primaires à l’ump? Le CPE avait été passé en force dans un contexte bien particulier… et il a été retiré sans que le Conseil Constitutionnel n’examine la constitutionnalité du texte.

  2. Peu importe. L’UNEF ne pèse rien. Les milliers d’étudiants et lycéens qui se sont révoltés contre le CPE n’ont pas attendu le soutien de Sarkozy pour leur faire.

    Cela ne change rien aux faits. Villepin a passé en force un un projet de lois de première importance outre le parlement et outre les citoyens français.

  3. J’ai fais partie des leader anti-cpe lycéen en bretagne au alentour de Quimper 🙂
    Que de souvenirs…