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Comme un air de dernière journée de fac

Aujourd’hui, je suis à la fac pour récupérer mes résultats et terminer les dossiers qu’il me faut envoyer si je veux avoir l’opportunité d’en partir. L’ambiance est bizarre, je me sens déjà étranger, même si certains petits rituels ne changent pas.

Levé à 12H, j’allume mon pc, je lis mes mails et réponds à certains. 12h20, je fonce sous la douche. 12h30, je descends à la gare (en fait j’ai toujours 5 minutes de retard, donc plutôt 12h35). À 12h40, je suis dans le transcilien, je regarde les lignes de temps des réseaux sociaux où je suis présent sur mon téléphone android. Je lis l’actualité recommandé par mon réseau, j’ouvre mon agrégateur de news, je plonge un peu la tête dans le flux. 13h00, je sors du transcilien les yeux encore rivéS sur mon téléphone, j’envoie un dernier statut. 13h10, je retire un peu d’argent, je vais m’acheter un sandwich tapenade à la cafeteria d’une grande surface. J’adore ces sandwichs… 13h20, je suis à la fac, je termine mon sandwich. Fin de la routine.

Cet après midi, il y a peu de monde à la fac, un grand soleil, certains sont près du lac artificiel, d’autres allongés sur l’herbe… Les filles sont toujours aussi belles. Mais le stress est palpable. Personne dans les locaux associatifs. Les partiels ne sont malheureusement pas terminés pour tous. J’entends un étudiant : « Putain, je suis vert, j’avais deux partiels de rattrapage en même temps. Ils m’ont pris pour Harry Potter ou quoi ? ». J’esquisse un petit sourire en repensant à ma première année où l’on m’avait foutu deux cours en même temps. On pourrait croire que c’est un phénomène rare, mais non, ce genre de truc est tout à fait commun à l’UVSQ.

Pendant ce temps là, le syndicat étudiant appelé UNEF -ou l’armée- croise le fer avec le gouvernement pour récupérer plus de cash… Tractage de paperasse démago au kilomètre, formatage intensif des recrues, un véritable appareil à la soviet. La « bonne » gauche de combat contre la « méchante » droite libérale. J’exagère à peine. Dommage qu’ils se foutent du quotidien des étudiants. Eux-même ne participant plus, pour la plupart, à la vie étudiante classique, c’est difficile de connaitre les besoins des étudiants. Reconnaissons tout de même que malgré certains archaïsmes ils ont le mérite de se bouger le cul et préserver des acquis sans lesquels beaucoup d’étudiants ne pourraient pas poursuivre leurs études faute de moyens.

Je prends un dernier macchiato concocté par la machine à café en bas du hall d’Alembert et je me dirige vers les résultats comme pour vérifier si je suis bien admis. Oui, c’est le cas. Les copains aussi. Super, on va fêter ça 🙂 Allez, je vais demander un certificat de mes résultats pour préparer mes dossiers. Je me pointe devant le bureau de la dame qui s’occupe du sale boulot administratif pour la sociologie « Matin 9h45 – 11h45, Après-midi 14h00-15h00 » Pendant une fraction de seconde, j’ai cru que mon timing était parfait avant de lire « fermé le mercredi ». Damned ! À la fac, l’administration c’est la jungle. Personne ne s’y retrouve. Ni les enseignants, ni le personnel, ni les étudiants, ni même l’administration.

Ce ne sera finalement pas ma dernière journée… Allez, je file à la BU pour trouver une fin de licence en science de l’information qui me convienne… Un véritable défi.

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  1. Arf lever 12h, T_T cela fait longtemps que je ne suis plus étudiant… Beau portrait de fac, ça me rappelle des souvenirs. Rien n’a changé finalement. Bon courage 🙂

  2. @Antoine,

    Non, rien ne change. La fac semble comme figée dans un moule.

    @Nicolas,

    Totalement ! je serai vraiment content lorsque mon dossier sera accepté à Paris XIII ou l’Icom de Lyon.

  3. @Antoine,

    Non, rien ne change. La fac semble comme figée dans un moule.

    @Nicolas,

    Totalement ! je serai vraiment content lorsque mon dossier sera accepté à Paris XIII ou l’Icom de Lyon.