L’enjeu de la fondation UVSQ, porter le discours de l’université pour tous et non celui de l’élitisme

Débat entre ma pomme et Grégory Quenet directeur de la fondation UVSQ. Je n’ai pas regardé, vous me direz ce que vous en pensez.

  • En aucun cas la fondation peut et doit servir de caution au désengagement de l’état. Bien au contraire, la fondation UVSQ doit porter le discours de l’université pour tous et non un discours de l’université de la sélection. Parler de la fondation et s’inscrire dans ce débat est un moyen de construire un rapport de force pour une meilleure gestion de l’université.
  • On demande aux étudiants de s’investir mais il n’y a pas un seul étudiant au CA. Nous n’avons pas un temps illimité et je ne souhaite pas que d’autres pensent et décident pour moi. Les élections étudiantes ne marchent pas bien, il faut des espaces de prise de décision direct avec délégation de gestion d’une partie du budget à la communauté universitaire pour faire les meilleurs choix possible et impliquer chacun-e dans la gestion de sa fac et son budget.

Chacun et chacun-e peut être acteur de l’université et de son orientation, il faut créer des espaces de délibération hors du CA, c’est ainsi que nous pourrons redonner du pouvoir d’agir à la communauté universitaire et défendre une université de prestige pour tous.

 

Un déjeuner à 100 000€ avec le président d’université ?

Le déjeuner à 15€ en privé avec Jean-Luc Vayssière s’est déroulé convenablement. J’ai sans doute été traité comme un mécène à 100 000€… Nous avons déjeuner au Marina et le déjeuner m’a été aimablement offert au frais personnel du président de l’université. Malheureusement pour la démocratie, cette entrevue privé n’a pas grande valeur pour le débat public puisqu’il n’y a eu aucun témoin des propos qui ont été échangé. C’est un manque total de transparence dans la pratique, et c’est ainsi que se dérouleront potentiellement ces déjeuners avec des personnes bien plus influente que moi petit étudiant insignifiant.

Je livrerais autant que possible, en tant qu’étudiant m’exprimant en mon seul nom, ce soir sur TVfil78 dans un débat télévisé avec la directeur de la fondation UVSQ Grégory Quenet ce que j’ai pu exprimer en substance à monsieur Vayssière durant notre déjeuner.

Je suis étudiant à l’UVSQ et j’ai fais un don pour sauver ma bibliothèque universitaire

La bibliothèque universitaire est un lieu central et essentiel pour toute université qui se respecte. Je suis étudiant à l’UVSQ en M1 de socio-démographie et j’aime cet endroit, il m’est très utile, je peux grâce à lui pratiquer la recherche et réaliser de bons devoirs (dans les temps impartie, on essaye.) à l’aide d’une base documentaire riche. C’est aussi un espace de collaboration intense, les étudiant-e-s de l’UVSQ s’y retrouvent pour travailler en groupe. Il n’y a pas tout le temps de places disponible mais le confort et les moyens mis à disposition (informatique, salles de travail…) sont réels. Si l’UVSQ a pu mettre en place cet espace formidable dédié au savoir et accessible au grand nombre dans de bonnes conditions, c’est uniquement parce que l’université a été jusqu’à présent financée par le grand donateur « État » de son nom et « providence » de son prénom.

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Je suis devenu membre cristal. Et vous ?

Mais rien ne va plus depuis la LRU ! En fait, ça n’allait plus déjà avant mais j’aurai été emmerdé pour trouver un bon slogan. La crise de l’université dont on a tant entendu parler en fin d’année universitaire dernière a été complètement gommé du paysage médiatique. Pourtant les conséquences sont tangibles sur le terrain. Fermeture des STAPS et de plusieurs masters (difficile à dénombrer pour le moment mais par expérience je peux affirmer avec certitude qu’au moins un à fermer puisque ça a forcé une amie à changer d’université alors même qu’elle était venue à l’UVSQ pour faire son M2), limitation des horaires de la BU pourtant déjà limité, et j’en passe surement… L’UNEF pourra mieux vous renseigner. Alors que pendant ce temps là, l’ancienne présidente de l’université Sylvie Faucheux, « présidente engagée des PPP » (c’est son titre sur wikipedia, allez voir), a retrouvé un job au sein du cabinet de Pierre Bédier, président du conseil général des Yvelines.(je n’invente rien et vous invite à lire l’édition papier n°1 de Le Complément qui sortira autour du 13 octobre.)

Il n'y a pas de case "étudiant-e". Les ami-e-s, on est trop fauché pour être les cibles !!!

Il n’y a pas de case « étudiant-e ». Les ami-e-s, on est trop fauché pour être les cibles !!!

Mais bon, ça, à la limite, on s’en fout, tant mieux pour elle tant pis pour les Yvelinois-e-s qui ont élus un multi-récidiviste. Ce qui compte c’est que l’université et ses BU continuent de fonctionner. Certes, je ne suis pas l’état providence mais je l’aime MON université et MA BU et je veux exercer un droit politique sur cette dernière. Je ne tolèrerais pas de me sentir redevable de personnes extérieures à l’université qui influenceraient les conditions de la vie universitaire sans aucune légitimité démocratique par simple « achat relationnel du président de l’université ». L’université est démocratique et doit le demeurer, la démocratie ne peut être achetée ou bien elle change de nature et devient ploutocratie.

Nous, étudiant-e-s, sommes membre de la communauté universitaire, et c’est à ce titre qu’il nous appartient de faire un don, à la hauteur de nos moyens et selon notre envie, pour garder un droit politique sur notre université. Alors oui, il y a déjà le droit d’inscription qu’il faut payer qui demeure un acte obligatoire. Mais le don, tout comme le droit politique, est un acte volontaire et engagé pour démontrer un intérêt actif de chacun-e à l’orientation de notre université. Je soutien donc que cet acte est légitime et nécessaire mais qu’en aucun cas il ne peut être interprété comme une légitimation du désengagement de l’état. Bien au contraire, il s’agit d’un acte d’interpellation de nos représentants élus ou nommés afin que ces derniers changent l’orientation de leurs politiques catastrophiques qui mènent les universités à perdre leur autonomie financière, et par voie de conséquence, détruisent son système démocratique et réduisent la qualité des savoirs produits.

    Payé en quatre fois sans frais !!!

Payé en quatre fois sans frais !!!

J’ai donc fais un don à la hauteur de mes moyens et de mon estime pour l’université, de très exactement 15 euros. CE N’EST PAS DU FOUTAGE DE GUEULE. Je vois déjà le PDG de redbull et du technocentre renault pouffer de rire à la lecture de cette somme dérisoire. 15€ représente environ 2,5% de mes revenus mensuels, c’est beaucoup, je fais 4 ou 5 repas au RU. Carlos Ghosn PDG de Renault fera peut être lui aussi un don, s’il envisage aussi un don à la hauteur de 2,5% de son revenu mensuel, alors ce monsieur fera un don d’environ 20 000€ à l’université.

Avec qui monsieur Jean-Luc Vayssière fera-t-il le choix de diner ? J’aimerais bien diner avec Monsieur Vayssière, je peux même faire la cuisine !

Moi je n’ai pas de publicité pour des voitures électriques à faire sur le sol de l’université ou de la main d’œuvre à former mais j’ai quand même des suggestions. Comme par exemple ajouter un champ « étudiant » au formulaire de donation, et aussi parler des intrusions de Redbull qui fait de la pub à l’intérieur de la BU et va jusqu’à te déranger pendant que tu travail. MÊME L’UNEF RESPECTE LA QUIÉTUDE DE LA BU, c’est pour dire.

J’attends donc avec impatience l’info-lettre de la fondation UVSQ à laquelle j’ai le droit en tant que membre CRISTAL ainsi que la réponse à mon invitation à diner en direction de notre cher président d’université.

EDIT:

De façon assez inattendue, Jean-Luc Vayssière a accepté publiquement mon invitation à déjeuner. La fondation UVSQ serait-elle également un lieu de pouvoir pour la communauté universitaire ?

Si vous avez des idées/question à transmettre, je suis à votre écoute.

Le Complément: Pourquoi je me lance dans la création d’un journal

10683014_10154668865130188_2126910593_oÇa y est, Le Complément le journal d’actualité locale de St-Quentin-en-Yvelines et alentour pointe le bout de son nez ! Depuis le début de l’été nous travaillons en équipe restreinte à son lancement, et après la parution d’un exemplaire de démonstration samedi dernier, le numéro 1 paraîtra le 13 octobre.


Le Complément est un projet totalement neuf piloté par une association étudiante de l’énergique Université de St-Quentin-en-Yvelines. La ligne éditoriale est basée sur des valeurs de solidarité et d’écologie et il se fonde sur une idée simple: la production d’information locale de qualité est une condition de l’émergence d’une démocratie plus vivante. Tout comme il est nécessaire de s’alimenter de fruits et légumes locaux pour être en bonne santé, il est aussi nécessaire d’avoir accès à une information locale de bonne qualité pour gagner en pouvoir d’agir. Face au verrouillage des espaces politiques, il est urgent d’améliorer le niveau d’information de la population.

Fort de ce constat, Le Complément invite les étudiant-e-s et les citoyen-ne-s à s’approprier la méthode journalistique de traitement de l’information afin de combattre la désinformation organisée par la grande industrie dans le but d’écouler les stocks de marchandises; également il est nécessaire de remettre en question la mal-information servie quotidiennement par une presse écrite en lambeau dont le contenu fait de moins en moins l’objet de traitement sérieux.

A l’heure où les pages de la presse écrite se remplissent de publie-rédactionnels (intrinsèquement) manipulateurs, à l’heure où les ventes des journaux papiers déclinent, Le Complément fait le pari radical et réaliste d’un journal sans publicité et dans un format papier. Si pour certain-e-s le choix peut sembler suicidaire, en réalité il a été mûrement réfléchis et repose sur quatre idées fortes:

  • Le Complément est un journal connecté et déconnecté: le journal papier dispose d’un contenu exclusif et adapté à son format, le journal en ligne vient le compléter par l’utilisation de formats multimédias et un accès complet aux documents sources de l’article(une vidéo, un rapport au format pdf, un entretien en podcast…etc). Ce travail de mise en valeur des documents sources peut également ouvrir la pratique journalistique aux lecteurs qui seraient tentés de re-traiter autrement ces sources.
  • Le Complément est un journal participatif qui encourage la pratique du journalisme amateur : la rédaction est constituée par les membres de l’association Faculté d’Agir qui pratique le journalisme amateur. Il est également ouvert aux contributeurs ponctuels extérieurs; des modalités sont en réflexion pour mettre en place un statut de coopérateur.
  • Le Complément est distribué sans intermédiaire: nous faisons le pari de pratiques sociales audacieuse dans sa distribution, nous nous appuyons sur des groupes de sociabilité pré-existant comme par exemple les AMAP, les associations, les laboratoires de l’université ou les promotions pour distribuer le journal. Un lecteur engagé s’est même proposé de faire « crieur » bénévole dans son quartier, une piste que nous envisageons.
  • Enfin, Le Complément est distribué à prix libre et s’appuie sur la générosité public pour perdurer. Les moins nantis comme les plus nantis peuvent s’y retrouver et le prix n’est pas un frein à l’accès ni au soutien.

Si vous habitez St-Quentin-en-Yvelines ou alentour, je vous encourage à vous abonner dès maintenant, vous et votre groupe d’ami-e-s, en vous rendant sur le site internet.

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Les « ProPro », petit espace de recherche personnel sur les métiers de la propagande

J’ai ouvert cet été sur la plateforme de recherche Hypothèses un petit espace de recherche personnel. Ce dernier servira à publier quelques éléments de recherche sur mon sujet de mémoire qui tournera autour des propagandistes professionnels (de leur petit nom facile à retenir les « ProPro »). Au programme, des références bibliographiques, des hypothèses de travail et sans doute un peu de veille.

Les contributions intéressantes s’adressant à un public large seront relayées également sur ce blogue. Les contributions plus spécifiques resteront sur cette page propro.hypotheses.org. Vous pouvez déjà y retrouver mon travail de l’année dernière « Recherche exploratoire sur l’évolution de la propagande moderne à partir du XXe siècle » qui servira de base pour cette année.

Recherche exploratoire sur l’évolution de la propagande moderne à partir du XXe siècle

Voici une petit étude comparée intitulée « Propagande, communication et publicité: trois mots et une industrie » qui traite de la construction de la propagande moderne et de la publicité à partir du XXe siècle, sur les échanges entre les deux objets, sur leurs dissemblances et ressemblances dans une perspective de sociologie historique et politique.

C’est un petit travail exploratoire de L3 qui n’a pas d’autres prétentions.

La version en ligne est une version abrégée où j’ai retiré la réflexion sur la méthodologie et l’auto socio-analyse que je ne diffuse pas publiquement. Si vous voulez l’intégral, c’est sur demande et au cas par cas en m’écrivant.

Pour les curieux, c’est par ici.

Les scandaleuses dépenses publicitaires de Renault

Alors que Renault rencontre des difficultés financière de plus en plus importante, le gaspillage va bon train ! Plus de 382,2 millions d’euros dépensé en matraquage publicitaire en 2012. Plutôt que d’investir son argent pour construire l’image d’une société responsabvoiturele respectueuse des droits de ses salariés, Renault fait, plus que tous les autres constructeurs Français, dans le matraquage publicitaire.

De la même façon que la course à l’armement, le défis est moins de rendre visible un produit que de le rendre plus visible que celui des concurrents. Ainsi, le marché publicitaire est dans une dynamique de perpétuelle expansion  et aucune limite n’est imposée par le législateur malgré la pression grandissante exercée sur le consommateur. Bien entendu, ce budget publicitaire ne sort pas de nulle mais directement de la poche du consommateur lors de l’achat. Sur chaque voiture Renault, 675 euros de son prix en moyenne sera consacré à notre harcèlement quotidien.

Les budgets publicitaires augmentent malgré la morosité de l’industrie automobile et la guerre  publicitaire continue à faire rage. Il « faut » trouver un moyen de réduire les couts puisque le législateur ne fait rien pour changer les règles du jeu et que le seul moyen de survivre c’est d’être plus visible que le concurrent. Renault a eu l’idée fantastiquement cynique d’utiliser le sol comme support publicitaire ! A St-Quentin-En-Yvelines, l’exemple est criant, sans aucune autorisation légale, Renault a tagué le sol St-Quentinois pour faire sa pub. Cette opération qui leur a sans doute couté très peu d’argent n’a aucunement été condamné par la CASQY pourtant responsable de l’espace pollué.

Lorsqu’un annonceur achète un espace sur un panneau publicitaire et privatise l’espace visuel public, c’est une agression. Mais lorsque ce dernier tague le sol sans aucune autorisation de la communauté d’agglomération sans payer aucune taxe extérieur, c’est carrément un viol ! Lorsque l’on regarde autour de soit dans l’espace public, nous tombons souvent nez à nez avec des panneaux publicitaire, et maintenant grâce à Renault, lorsque nous regardons nos pieds nous tombons aussi nez à nez sur de la publicité ! Alors, où sont nos libertés public dans tous ça ?

Sous l’impulsion de l’association Icare, Résistance a l’Agression Publicitaire et le Collectif de Réappropriation de l’Espace Public, demain à 10H00 une action aura lieux pour nettoyer cette pollution visuelle. Parce que la perpétuelle sollicitation de notre attention par la publicité sans notre consentement est un déni de notre liberté de réception, il est urgent d’agir.

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