Le troisième data hold-up de facebook est pour 2014

Après le « photocopillage » et le piratage, le data hold-up ? Mais que fait l’industrie de la culture pour protéger les  créations originales des contributeurs ?

Cruelle nouvelle pour les contributeurs d’instagram. Racheté par facebook en 2012 pour un milliard d’euros, le réseau social d’images annonce l’arrivée de la publicité sur sa plateforme. Les photos des contributeurs, créations originales régies par le droit d’auteur, vont être marchandisées sans autorisation préalable, en complète contradiction avec le droit national.

La pub est une prédatrice expansionniste par nature. Elle se nourrit toujours plus de nous, de nos données, de notre temps d’attention ET de nos créations afin de mieux capter le regard de nos ami-e-s.

Alors que l’industrie publicitaire coupe le « robinet » à pub pour assécher les vilains sites de téléchargements « illégaux » sur ordre de l’industrie culturelle, facebook s’apprête à renouveler  son data hold-up sur les photos des contributeurs d’instagram. Le contraste est saisissant, d’un coté le droit d’auteur en faveur de l’industrie culturelle est défendu avec vigueur par le gouvernement américain, de l’autre il est totalement piétiné par la machine publicitaire quand son principe profite aux contributeurs.

Cet état de fait montre, s’il était nécessaire, la domination complète de ces deux grandes industries dont les intérêts ne divergent plus et qui ont transformé l’internet en une prison-poubelle virtuelle. Les contributeurs sont à genoux en train de sucer les bites des actionnaires sans que ce besogneux travail ne leur rapporte un sous.

« Fuyez, pauvres fous ! », prenez vos cliques et vos claques et barrez vous d’instagram. Ne faites pas la connerie de rester et vous soumettre à nouveau aux conditions du mac facebook. En attendant, nous pouvons faire des galeries photos avec piwigo. Il y a de super applications pour ordiphone, c’est du logiciel libre, il y a un service en ligne sans publicité, alors que demander de plus ?

Banzai ! Faites passer le mot à vos ami-e-s et surfez couvert.

Atelier chiffrement des communications à St-Quentin-En-Yvelines !

Vendredi 13 septembre, j’animerais pour l’association Dédale un atelier d’autonomie pratique sur le chiffrement des communications internet. Les révélations d’Edward Snowden nous ont montré la facilité avec laquelle les agences gouvernementales des États-Unis sont capable de surveiller le trafic de l’internet.

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Il est indispensable aujourd’hui de faire un usage massif du chiffrement des communications, surtout s’il s’agit de conversations à portée subversives.

L’atelier consistera d’abord à comprendre l’environnement internet d’aujourd’hui et quelle relation peut exister entre les différents acteurs qui partagent nos données. Et ensuite nous passerons à la pratique, à savoir quelles techniques de chiffrements employées, pour quels usages, en se demandant systématiquement qu’elles sont les limites de la confidentialité. Il n’y a rien de pire de se croire protéger alors qu’on ne l’est pas. Inversement, surestimer la capacité de surveillance de l’adversaire peut conduire à une auto-censure ou un bridage de l’accès à la communication.

Pourquoi Saint-Quentin-En-Yvelines ? Parce que c’est l’endroit où il faut être 😉 Plus central que Paris, les alternatives se développent à grande vitesse dans les villes nouvelles !

Internet, publicité et gratuité

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Je serai aux journées d’été de EELV pour participer à l’atelier de Résistance à l’Agression Publicitaire: « internet, publicité et la gratuité ».

 VENDREDI 23 aout au JDE EELV DE MARSEILLE, DE 11H30 A 13H – LSH 205

Parce qu’un internet gratuit ne peut pas vendre nos données ou notre attention, explorons ensemble les modèles économiques réellement gratuit.

Internet, la publicité et la gratuité Free, bloquant la publicité, a déclenché une tempête dans le monde d’internet et des médias, qui dépendent de la pub. Internet a-t-il vocation à vendre du temps de cerveau disponible ? Y a-t-il des modèles internet et médias sans pub ? Comment se protéger de la pub sur la toile ? Animation : Charlotte Nenner. Avec : Sandrine Bélier, eurodéputée ; Antonin Moulart, animateur de la campagne « Surfez couverts » ; Khaled Gaiji, co-président de l’association RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire).

Quelques liens

Voici une tribune de RAP sur le sujet publié en janvier dernier.
Quelques articles que j’ai écris sur le sujet cette année:

Et le guide internet que nous entretenons : surfez couvert

En espérant vous y voir 🙂

Il y aura également:

Affichage publicitaire : que peut faire l’Etat ? et la Mairie ?

LSH 206 de 16h à 17h30 le vendredi

Après les reculs du Grenelle, il est possible pour le gouvernement d’agir et de lancer une grande réforme pour réduire la pub. Les municipalités aussi peuvent agir, en instaurant des règlements locaux de publicité ambitieux.

Avec : Charlotte Nenner et Khaled Gaiji, Co-présidents de l’association Résistance à l’Agression Publicitaire ; Pierre-Jean Delahousse, président de l’association Paysages de France.

Emergence des mouvements sociaux multi-situés, vers une révolution universaliste pour dégager les oligarques ?

We-are-the-99-percent_Occupy-TogetherLes femens sont rentrées chez elle après plusieurs semaines de détention dans une prison Tunisienne. Inna aura beau dire ce qu’elle veut, l’action des femens à Tunis en soutien à Amina a été mal mesurée.. Les femens se considèrent comme des soldats, mais un bon général ne sacrifie pas ses troupes pour la gloire. Bien que l’objectif stratégique du groupe d’activistes demeure nébuleux, l’ennemi idéologique est lui bien identifié: la religion et le patriarcat. Les femens considèrent les religions comme un ennemi universel assurant la domination masculine sur l’ensemble de l’humanité. Dans bien des cas, il est difficile de leur donner tort sur ce constat.

Le mouvement se déploie mondialement dans des contextes locaux parfois inattendus et il répond à une nécessité en même temps de construire socialement cette même nécessité localement. L’action directe symbolique sort du territoire par l’intermédiaire des médias de masse et de l’internet, générant tout un tas de propagande et de contre-propagande, elle installe le débat dans des sociétés qui ne perçoivent pas l’événement de la même façon. L’enjeu est l’opinion mondiale.

Laissons les Femens un instant. Mais où est le pouvoir aujourd’hui ? Au niveau national ? Y a-t-il seulement une poignée de naïfs pour le croire ? Peut-on encore concevoir des politiques nationales alors que l’information produite d’un bout à l’autre du monde est accessible sur l’inter réseau au même moment ? Avec la disparition de l’état providence et l’affaiblissement de l’état nation, la séparation entre le pouvoir politique et la nation est actée. Les évolutions techniques ont mis en réseau une partie non négligeable de l’humanité et la diffusion des idées est de moins en moins rattachée au territoire géographique.

La socialisation et la construction des mouvements sociaux ne se fait plus uniquement à l’échelle territoriale et c’est une bonne nouvelle car la clique de décideurs qui dicte multilatéralement le mode de vie des peuples est organisée depuis plus de cinquante ans à l’échelle mondiale autour d’une même idéologie.  Sans doute peut-on remonter à bien avant, car la possibilité de nouer des alliances au-delà des frontières a toujours été un symbole de puissance.Les mariages de la noblesse au cours du premier millénaire étaient déjà un réseau organisé à l’échelle mondiale ou au moins européenne. Les cours de rois européennes étaient de véritables auberges espagnoles de la noblesse.

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Je dis bien au niveau mondial et non au niveau international. L’internationalisme est une conception politique où les frontières ont encore un sens et les nations parlent entre elle parce que les pouvoirs nationaux existent. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le mondialisme est né une première fois avec l’accélération des flux de capitaux, de marchandises et de personnes. Peut-être est-il en train de naître une seconde fois avec la création d’un territoire informationnel mondial que l’on appelle internet, enjeu de toutes les luttes de la part des états, le lanceur d’alerte Edward Snowden en fait les frais.

On l’a vu avec « occupy » et les indignés ou encore Anonymous, la mise en réseau par le biais de l’internet donne naissance à des mouvements politiques multi-situés. Partageant une même doctrine, les membres d’un mouvement peuvent se situer dans n’importe quel pays presque indépendamment du contexte culturel géographique.

Pour en revenir aux femens, les cas d’Amina (Tunisie) ou Aliaa (Egypte), sont saisissants en raison du décalage entre l’acte politique de la jeune femme et le contexte culturel de son territoire. Bien sûr, la révolution Tunisienne est passée par là et a permis aux esprits de se libérer d’un certains nombre de carcans mais la jeune femme s’est tout de même heurtée aux conservatismes de la culture locale qui reste très influencée par l’interprétation religieuse. Les deux européennes qui sont venues se « sacrifier » en soutien à Amina montre à quel point l’espace politique national parait désuet aux yeux de ses jeunes femmes. Certains pourront arguer que leurs actes sont teintés d’intention colonisatrice, il me semble pourtant que les femens ont démontré par leurs diverses actions dans le monde qu’il ne s’agit pas seulement d’un truc d' »occidental ».

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La religion musulmane s’exporte d’ailleurs très bien et est elle aussi multi-située à l’image des mouvements sociaux à vocation universaliste. Les vidéos de propagandes sont légion et traduites en toute les langues, il est très facile pour n’importe qui ayant une sensibilité sur le sujet d’accéder à ces vidéos de prêcheurs, parfois déjantés, et de se laisser embrigader.

Les revendications des groupes multi-situés universalistes vont souvent être ressenties comme une agression culturelle quand ces dernières sont idéologiquement trop décalées par rapport au contexte local, elles vont parfois favoriser des mouvements de réactions d’une grande intensité. Les critiques ont jasé sur les femens aussi bien chez les conservateurs Français que dans les groupes religieux du monde entier. Mais une petite graine va tout de même être semée dans ce terreau hostile, et les vents de l’histoire sont imprévisibles, qui peut dire si ce futur arbre ne va pas être capable de s’enraciner ?

Cela fait déjà un bon moment que la propagande des trans-nationales sévit dans les pays du monde entier, par le biais de la publicité notamment et les médias de masse (qui vivent de la publicité), mais aussi par des jeux d’influences subtiles et complexes qui ont uniformisé un certain nombres de valeurs, pour le pire comme pour le meilleur. La première critique que l’on a fait à la « mondialisation », à raison, est l’uniformisation du monde et la destruction des cultures locales. Un grand exemple de réussite au Mexique où le coca-cola est devenu la substance d’un rituel religieux…

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La propagande domestique l’opinion en prescrivant des représentations et des comportements à la population locale, ainsi les grandes industries s’installent et prospèrent en transformant leur produit en un élément de la culture locale. Ce phénomène savamment orchestré par les oligarques a une réalité mondiale et un individu ou un groupe quel qu’il soit qui n’aurait pas accès à l’inter-réseau pâtirait d’un manque informationnel certain certains pour être en mesure d’analyser ce rapport de domination.

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40 % du budget mondial de la publicité représente 64 annonceurs, 64 décideurs économiques qui vont décider de ce que la population mondiale va recevoir comme messages au quotidien. Qui plus est des messages qui vont s’imposer directement à l’opinion sans intermédiaire et sans traitement critique ou débat. Il n’y a pas façon plus efficace et autoritaire de forger les représentations et gagner l’opinion… Sans compter le fichage généralisé que le système publicitaire s’est acharné à mettre en place ces dix dernières années par l’intermédiaire des cartes de fidélités ou des services en ligne.

Ce système publicitaire dévoué aux oligarques a une conscience de nous qui sommes plusieurs milliards d’humains que nous n’avons pas d’eux qui ne sont qu’une poignée. Surveiller les surveillants, détourner leurs vecteurs médiatiques et débusquer les contre-vérités est plus que jamais un impératif en vu d’amorcer un cadre informationnel propice à un  changement idéologique mondial.

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La nuisance de la publicité: une réalité mondialement partagée

Dans les rues, à la télé, dans la presse, sur internet, sur les vêtements, dans les films, les jeux vidéos… La publicité est dans l’air que nous respirons, partout dans le monde, dans tous les pays. Le mouvement de contestation de la publicité n’est pas une exception Française; de nombreux mouvements se sont construits au cours de ces 20-30 dernières années partout dans le monde, avec leurs spécificités, dans le but d’organiser une résistance à ce système prédateur au service d’une poignée de décideurs économiques et politiques.

La publicité actuelle est prédatrice parce qu’elle est créée par des humains pour se nourrir d’autres humains. Pour cela, elle articule trois types de prédations qui ne sont communément pas soupçonnées mais qui ont pourtant une influence sur nos comportements aussi surement que un et un font deux.

La première prédation est son harcèlement par l’image. La publicité est imposée à la vue des personnes, par son omniprésence et sa taille, elle est faites pour cerner la personne et ne lui laisser aucune échappatoire. La personne est libre de ne pas la regarder mais elle est obligée de la voir, ce qui entraine son cerveau reptilien à stocker des données. Un trop plein de sollicitation peut entrainer ce que les scientifiques appellent « une surcharge cognitive ». Plus notre attention est sollicitée, plus nous devons utiliser de ressources cognitives pour trier l’utiles du superflu. Pendant ce temps, cette disponibilité d’esprit n’est pas utilisée au service de la compréhension et de l’analyse des messages reçus, ce qui nous y rend d’autant plus vulnérable car notre capacité réflexive est sapée. Les publicitaires appellent cela « le temps de cerveau disponible ».

La seconde prédation est son intrusion dans la vie privée des personnes. La publicité se nourrit de plus en plus de données personnelles afin de mettre en place le ciblage comportemental. C’est à dire, l’exploitation de la vie personnelle dans le choix du message et sa personnalisation. Le ciblage comportemental donne le pouvoir à la publicité d’exploiter des ressorts affectifs et moraux dans un but manipulatoire. Ces données sont récoltées sur internet, dans la rue, par le biais de votre téléphone portable ou lorsque vous utilisez votre carte de crédit, ou par tout autre objet technologique que vous croiseriez ou actionneriez et qui serait muni d’une fonction de collecte de données. Ces masses de données (big data) ne sont pas seulement utile à la sphère marchande, elles sont parfois rachetées par des organismes publics (comme la NSA) ou alors des accords d’accès sont conclus entre les états et certaines entreprises dans le cadre de politiques sécuritaires.

La troisième prédation est la volonté nouvelle des publicitaires de créer des sectes de consommateurs. Les multinationales construisent à travers la publicité une histoire faussement authentique pour des produits industriels qui n’ont que la froideur des usines automatisées comme authenticité de fabrication. Cette démarche n’est pas nouvelle, la publicité cherche à vendre depuis bien longtemps un idéal de vie à travers les produits. Aujourd’hui les publicitaires conçoivent le consommateur comme le vecteur de cette propagande, « ambassadeurs de la marque » dans leur jargon. Le consommateur va produire des contenus vantant la marque qu’il va partager sur les réseaux sociaux avec ses amis. Par ces contributions, le consommateur va chercher à gagner des bons de réductions ou des cadeaux et surtout la reconnaissance de la communauté.

Ces trois prédations sont mises en œuvre de façon globale. Sur tous les continents, dans tous les pays, nous avons des espaces publics privatisés par la publicité, nous partageons le même internet et faisons face aux mêmes lobbies publicitaires qui changent la loi pour étendre leurs affaires. Une seule réponse est possible: l’union de toutes et tous à travers le monde contre ce système de manipulation et de gaspillage !

Participez ! Agissons !

http://mondialisons.antipub.org

Free bloque la pub et offre un web propre à tous ses clients

Que de remue ménage hier suite à l’annonce de la nouvelle mise à jour de la freebox qui permettra de bloquer une partie de la publicité par défaut pour tous les clients de free !

Free fait monter d’un cran la tension dans son conflit avec google qui est accusé de couter très cher à l’opérateur en raison de l’important trafic sur youtube. Pendant ce temps, les acteurs de l’internet dépendant de la publicité poussent des cries d’horreur face à la démocratisation subite des bloqueurs de pub.

Google n’a même pas besoin de se défendre car l’ensemble des acteurs qu’il a asservi réagissent pour lui. Au lieu de poser la question de la pertinence du modèle économique publicitaire, chacun essaye de défendre son pain (souvent misérable et précaire) sans se poser la question d’un web plus propre.

Ces internautes, qui parfois bloque eux aussi la pub dans leur navigation quotidienne, découvrent que si tous les types d’utilisateurs pouvaient disposer d’un bloqueur de pub facile d’utilisation, ce dernier resterait activé et le modèle économique publicitaire ne tiendrait plus. Personne n’aime la publicité, même pas ceux qui en vivent. Jusqu’à présent, seul les utilisateurs avancés pouvaient se payer le luxe d’un web propre avec une extension de navigateur comme adblock edge, mais c’était sans compter la surprenante sortie de free.

Cette nouveauté occasionne une nouvelle façon d’envisager le web grand public, un web allégé et débarrassé de la pollution visuelle ambiante. Les freenautes ne pourront bientôt plus se passer de ce bloqueur de pub tellement il soulage de la (sur)charge informationnelle quotidienne dont nous sommes les récepteurs, parfois passif.

En parlant de liberté, certains poussent des cries d’orfraies et dénoncent une soit disante atteinte à la neutralité du net (ce qui est faux comme l’explique Benjamin Bayart), ainsi qu’une soit disante atteinte à la la liberté d’expression publicitaire (tout un concept) sans se poser, à aucun moment, la question de la liberté de recevoir ou non de la publicité pour tous les internautes et non pas pour les seuls technicistes qui font un peu figure de grands privilégiés de la société de l’information.

Firefox grand complice de google, Free à la rescousse ?

Firefox ne fait pas son travail de navigateur correctement en interprétant les pages avec la publicité par défaut et occasionne sciemment une pollution visuelle qui créé la confusion et détourne l’attention de l’internaute. En ce sens, le navigateur de mozilla se rend complice de google et les autres grandes régies dans le détournement de temps de cerveau et de collecte de données personnelles des internautes. Alors même que ce dernier  se veut être un navigateur sécurisé du coté des utilisateurs, c’est tout le contraire qu’il cautionne !

Certains diront que ce n’est pas le travail de free de bloquer la publicité de façon technique, et ils auront sans doute en partie raison, mais face à des navigateurs internet dominant à la solde de la publicité en ligne, que reste-t-il comme alternative pour mettre en place un bloqueur de pub accessible à tous ?

Le modèle publicitaire, un modèle sans avenir

Il faut bien avouer que la situation a de quoi foutre un gros bordel. La majeure partie des créateurs professionnels du web sont dépendants des revenus publicitaires.

Pendant que wikipédia parvient à lever les 25 millions de dollars nécessaire à son fonctionnement, la chute de facebook en bourse se poursuit après l’histoire d’instagram et la morosité de google montre les limites de ce modèle plus que contestable tant il est intrusif, pollue visuellement et fait gaspiller de la bande passante. La question de la protection des données personnelles est de plus en plus sensible et les chargés de mission du cabinet de fleur Pellerin Colin et Collin étudient très sérieusement la possibilité de taxer la collecte des données personnelles pour limiter la collecte. Le ciblage comportemental (des produits que nous sommes) est pourtant ce que les publicitaires considères comme une voix d’avenir, mais les internautes ne semblent pas tout à fait d’accord sur ce point.

Les sites dépendant de la publicité se revendiquent malhonnêtement de la « gratuité » et demandent en réalité des contre-parties fortes couteuses en temps d’attention et données personnelles.

Il serait temps de généraliser flattr et de mettre en place un bloqueur pub par défaut dans les navigateurs qui facilite le don pour les créateurs de contenus, en supplément de mesures législatives comme la contribution créative ou le revenu de base inconditionnel qui soutiendraient la création.

Un web propre par défaut pour tous les internautes, à moins que c’est dernier choisissent un web sale, voilà une riche idée !