EELV se dissout dans l’exécutif PS de la région Île-De-France
Avant toute chose, je dois le confesser, le parti politique dont je me sens le plus proche est Europe Écologie les verts. Si demain je me remettais à croire aux partis politiques -assez improbable- j'adhérerais à EELV.

Les scandaleuses dépenses publicitaires de Renault
Alors que Renault rencontre des difficultés financière de plus en plus importante, le gaspillage va bon train ! Plus de 382,2 millions d'euros dépensé en matraquage publicitaire en 2012. Plutôt que d'investir son argent pour construire l'image d'une société responsab
le respectueuse des droits de ses salariés, Renault fait, plus que tous les autres constructeurs Français, dans le matraquage publicitaire.
De la même façon que la course à l'armement, le défis est moins de rendre visible un produit que de le rendre plus visible que celui des concurrents. Ainsi, le marché publicitaire est dans une dynamique de perpétuelle expansion et aucune limite n'est imposée par le législateur malgré la pression grandissante exercée sur le consommateur. Bien entendu, ce budget publicitaire ne sort pas de nulle mais directement de la poche du consommateur lors de l'achat. Sur chaque voiture Renault, 675 euros de son prix en moyenne sera consacré à notre harcèlement quotidien.
Les budgets publicitaires augmentent malgré la morosité de l'industrie automobile et la guerre publicitaire continue à faire rage. Il "faut" trouver un moyen de réduire les couts puisque le législateur ne fait rien pour changer les règles du jeu et que le seul moyen de survivre c'est d'être plus visible que le concurrent. Renault a eu l'idée fantastiquement cynique d'utiliser le sol comme support publicitaire ! A St-Quentin-En-Yvelines, l'exemple est criant, sans aucune autorisation légale, Renault a tagué le sol St-Quentinois pour faire sa pub. Cette opération qui leur a sans doute couté très peu d'argent n'a aucunement été condamné par la CASQY pourtant responsable de l'espace pollué.
Lorsqu'un annonceur achète un espace sur un panneau publicitaire et privatise l'espace visuel public, c'est une agression. Mais lorsque ce dernier tague le sol sans aucune autorisation de la communauté d'agglomération sans payer aucune taxe extérieur, c'est carrément un viol ! Lorsque l'on regarde autour de soit dans l'espace public, nous tombons souvent nez à nez avec des panneaux publicitaire, et maintenant grâce à Renault, lorsque nous regardons nos pieds nous tombons aussi nez à nez sur de la publicité ! Alors, où sont nos libertés public dans tous ça ?
Sous l'impulsion de l'association Icare, Résistance a l'Agression Publicitaire et le Collectif de Réappropriation de l'Espace Public, demain à 10H00 une action aura lieux pour nettoyer cette pollution visuelle. Parce que la perpétuelle sollicitation de notre attention par la publicité sans notre consentement est un déni de notre liberté de réception, il est urgent d'agir.
Bachage massif à la cité universitaire Internationale de Paris !
De retour en France après 5 jours en Tunisie au Forum Social Mondial pour participer à “Mondialisons l'action contre la publicité”, j'étais hier à une action organisée par Paysages de France à la cité universitaire internationale de Paris. Tout un symbole !
Douze énormes panneaux déroulants ont été recouvert par des bâches de 12 m². Ces horreurs ont pignon sur le périphérique et sollicitent l'attention des conducteurs alors que ces derniers doivent rester concentrer sur la route. En Grèce, un parent d'un jeune de 25 ans mort en 2005 témoigne: "s'il n'y avait pas eu de panneaux illégaux, mon fils serait peut-être encore vivant aujourd'hui". La réglementation en vigueur en France est trop laxiste, et bien que ce soit difficile à chiffrer, il est fort possible que les panneaux publicitaires favorisent directement les accidents de la route par le détournement de l'attention. Les panneaux publicitaires trop grand tuent-ils au bord des routes ? Si ce ne sont pas les panneaux directement, Claude Got spécialiste de la sécurité routière explique à qui veut bien l'écouter que les messages de la publicité faisant l’apologie de la vitesse sont une cause de mortalité importante.

Par Sanda Veber (photos de l'action)
Au moment où les déboulonneurs obtiennent l'état de nécessité, le juge ayant reconnu la légitime réponse face à ce danger publicitaire avéré, il est plus que temps de changer la législation et rendre à la publicité une place informative et non intrusive.
A une échelle plus globale, le travail de mise en réseau à Tunis a porté ses fruits ! Des militant-e-s du monde entier sont en train de constituer une communauté d'échange d'information en ligne ! Il est toujours possible d'y participer en suivant ce lien.
Retrouvez également les premières images de l'action de Résistance à l'Agression Publicitaire à Tunis.
Pour les Parisiens, la prochaine réunion de Résistance à l'Agression Publicitaire est ouverte à toutes et tous, ça se passe le mercredi 11 avril à partir de 19h00 au local de RAP, 22 rue de Chine Paris XXe.
J'ai également reçu un courriel qui m'a fais grand plaisir, les reposeurs, ça reprend !!!
L'action contre la publicité s'organise plus que jamais, à chacun d'apporter sa pierre pour gripper le système publicitaire.
La nuisance de la publicité: une réalité mondialement partagée
Dans les rues, à la télé, dans la presse, sur internet, sur les vêtements, dans les films, les jeux vidéos... La publicité est dans l'air que nous respirons, partout dans le monde, dans tous les pays. Le mouvement de contestation de la publicité n'est pas une exception Française; de nombreux mouvements se sont construits au cours de ces 20-30 dernières années partout dans le monde, avec leurs spécificités, dans le but d'organiser une résistance à ce système prédateur au service d'une poignée de décideurs économiques et politiques.
La publicité actuelle est prédatrice parce qu'elle est créée par des humains pour se nourrir d'autres humains. Pour cela, elle articule trois types de prédations qui ne sont communément pas soupçonnées mais qui ont pourtant une influence sur nos comportements aussi surement que un et un font deux.
La première prédation est son harcèlement par l'image. La publicité est imposée à la vue des personnes, par son omniprésence et sa taille, elle est faites pour cerner la personne et ne lui laisser aucune échappatoire. La personne est libre de ne pas la regarder mais elle est obligée de la voir, ce qui entraine son cerveau reptilien à stocker des données. Un trop plein de sollicitation peut entrainer ce que les scientifiques appellent "une surcharge cognitive". Plus notre attention est sollicitée, plus nous devons utiliser de ressources cognitives pour trier l'utiles du superflu. Pendant ce temps, cette disponibilité d'esprit n'est pas utilisée au service de la compréhension et de l'analyse des messages reçus, ce qui nous y rend d'autant plus vulnérable car notre capacité réflexive est sapée. Les publicitaires appellent cela "le temps de cerveau disponible".
La seconde prédation est son intrusion dans la vie privée des personnes. La publicité se nourrit de plus en plus de données personnelles afin de mettre en place le ciblage comportemental. C'est à dire, l'exploitation de la vie personnelle dans le choix du message et sa personnalisation. Le ciblage comportemental donne le pouvoir à la publicité d'exploiter des ressorts affectifs et moraux dans un but manipulatoire. Ces données sont récoltées sur internet, dans la rue, par le biais de votre téléphone portable ou lorsque vous utilisez votre carte de crédit, ou par tout autre objet technologique que vous croiseriez ou actionneriez et qui serait muni d'une fonction de collecte de données. Ces masses de données (big data) ne sont pas seulement utile à la sphère marchande, elles sont parfois rachetées par des organismes publics (comme la NSA) ou alors des accords d'accès sont conclus entre les états et certaines entreprises dans le cadre de politiques sécuritaires.
La troisième prédation est la volonté nouvelle des publicitaires de créer des sectes de consommateurs. Les multinationales construisent à travers la publicité une histoire faussement authentique pour des produits industriels qui n'ont que la froideur des usines automatisées comme authenticité de fabrication. Cette démarche n'est pas nouvelle, la publicité cherche à vendre depuis bien longtemps un idéal de vie à travers les produits. Aujourd'hui les publicitaires conçoivent le consommateur comme le vecteur de cette propagande, "ambassadeurs de la marque" dans leur jargon. Le consommateur va produire des contenus vantant la marque qu'il va partager sur les réseaux sociaux avec ses amis. Par ces contributions, le consommateur va chercher à gagner des bons de réductions ou des cadeaux et surtout la reconnaissance de la communauté.
Ces trois prédations sont mises en œuvre de façon globale. Sur tous les continents, dans tous les pays, nous avons des espaces publics privatisés par la publicité, nous partageons le même internet et faisons face aux mêmes lobbies publicitaires qui changent la loi pour étendre leurs affaires. Une seule réponse est possible: l'union de toutes et tous à travers le monde contre ce système de manipulation et de gaspillage !
Participez ! Agissons !
http://mondialisons.antipub.org
JT du jour, édition spéciale temps humide et ensoleillé
Messieurs Dames Bonsoir,
Ce soir, édition spéciale temps humide et ensoleillé. Avec nos reporters nous verrons régions par régions comment les Français s'acclimatent de cette intempérie hors du commun qui bouleverse le quotidien en plein mois de mai.
-Attention au Volant ! Le soleil brille, nous verrons avec Éric les précautions à suivre avant de prendre le volant et se prémunir des éblouissement d'un soleil tapageur.
-Temps humide, un danger pour vos cheveux. Les coiffeurs sont débordés, Noémie nous expliquera pourquoi.
-Allergie au soleil. 10% de la population Française touché par ce fléau. Les vendeurs de tee-shirt à manche longue font recettes. Couvert par Jean Bidas depuis la table d'un café niçois en Terrasse.
Et en fin de journal, nous recevrons miss météo qui nous expliquera pourquoi elle a les mains qui transpirent et quel est le temps prévu pour demain.
Tout dessuite, Noémie Palambaum qui a rencontré Jeanne, coiffeuse professionnelle à Marne la coquette.
Noémie: Bonsoir Jeanne, alors pourquoi les coiffeurs sont bourrés à craqué aujourd'hui ?
Jeanne la coiffeuse: Eh bien Noémie, l’eau contenue dans l’air lorsque le temps est humide peut créer des frisures ou alourdir vos cheveux. Cela arrive parce que l’humidité accentue les plus mauvaises tendance naturelles de nos cheveux. L’hydratation apportée par l’air réagit avec les enveloppes d’hydrogène de chaque cheveu, ce qui abîme la coi...
Noémie, en l'interrompant: Oui, oui, merci Jeanne. Il y aurait même des clients qui couchent dans vos locaux pour être sur d'être coiffé le lendemain, vous confirmez ?
Jeanne: Heu pas tout à f....
Noémie: Oui, oui, Merci Jeanne. Je vois que pour vous la situation est très dure à vivre aussi. C'était Noémie pour l'édition spéciale temps humide ensoleillé.
Point de parcours
Ce blogue, je l'aime de plus en plus. Paradoxalement, j'y publie de moins en moins. Mais il est là, stable, toujours en ligne et accessible, comme une extension de moi. Il témoigne de ce que j'ai été et de ce que je deviens. Il est une fenêtre par laquelle je me sens libre de parler. Vraiment libre. Sans caricature, sans contrôle de mon expression. 568 billets de publiés depuis le 22/10/2007. En réalité, il devrait en compter 200 ou 300 de plus mais j'ai perdu du contenu suite à une migration qui s'est mal passée. Bon, ce n'est pas très grave, les quelques billets très intéressants que contient mon blogue arrivent un peu après.
- 25 mars 2010, j'en ai marre des partis politiques. Trop c'est trop. Dégouté de mon expérience au mouvement démocrate, je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche là dedans.
- 22 avril 2010, Feu aux partis politiques mais je me lance quand même dans un think tank bancale écolo centriste. Plus important, je commence à soutenir le collectif des déboulonneurs.
- 10 juin 2010, je m'intéresse aux alternatives à facebook et aux projets libres qui se lancent à droite et à gauche. Deux semaines avant, je me dis que quand même faudrait un syndicat électronique pour défendre ces pauvres contributeurs qui se font arnaquer.
- 8 septembre 2010, je commence à tiquer grave sur la pub et je fais le lien avec ma culture d'activiste du net: Les hackers antipub, de adblock au réseau de transport
- 26 janvier 2011, ça y est, je suis inspiré pour mon acte de désobéissance civile, et je l'ai réalisé le même mois. Et puis j'ai récidivé en juin.
- 21 mai 2011, là je publie beaucoup, beaucoup, beaucoup moins sur mon blogue. La faute à qui, à quoi ? Je ne sais pas vraiment, mais je suppose que ma culture militante a un peu changé. Je suis d'avantage sur le terrain, moins planqué derrière mon écran. Les réunions d'organisations me prennent beaucoup de temps et tout se passe en off, pas beaucoup de place pour une expression personnelle et public; et puis je n'en ressent pas plus le besoin que ça. Au MoDem y avait pas de démocratie interne donc fallait trouver d'autres moyens de s'exprimer, dans les mouvements anti-publicitaire, tout est beaucoup plus ouvert à l'intérieur et plus fermé vers l'extérieur. Serait-ce une équation sans solution ? Cela pourrait faire l'objet d'un billet... Je suis indigné à la bastille, c'est l'occasion de dépoussiérer mon blogue. Une bonne série de billets à retrouver dans "réappropriation de l'espace public".
- 1 octobre 2011 / octobre 2012, je suis de toutes les actions anti-publicitaire et je continue à l'être jusqu'à mon procès en octobre 2012. Durant la même période, mon engagement à Internet Sans Frontières bat son plein. Sarkocensure, E-Syndicat... Mais peu de publications, je publie sur le site d'Internet Sans Frontières où j'utilise mon temps autrement. Et puis, il est vrai que je me sers un peu plus des médias de masses.
Et aujourd'hui... Après toutes ces actions ininterrompues, c'est le moment de prendre du recul et de m'interroger sur ce que je suis. L'organisation et l'action collective c'est passionnant, on apprend beaucoup, et c'est aussi très dépersonnalisant, on s'imprègne beaucoup des personnes qui la font vivre ou qui l'ont fait vivre. Sortir de cette période d'incubation politisante extrêmement enrichissante pour faire le point, mieux digérer, et produire quelque chose d'original, de créatif, de personnel, un peu plus éloigné de la forge idéologique et normative néanmoins indispensable à la production d'une culture de résistance.
Cesser de prêcher les éveillés pour les transformer en révoltés, commencer à réveiller les endormies pour les transformer en éveillés, cela pourrait ressembler à une voie pouvant être empruntée. Et l'éducation populaire en est peut-être l'outil.




