Antonin MOULART Blogue d'un Guyancourtois engagé

8juil/140

L’élan populaire pro-skidome a commencé !

Posted by Antonin Moulart

13 personnes. C'est le nombre de soutien au projet de Skidome d’Élancourt !

Lancée depuis décembre 2013, la page facebook récolte un franc succès avec 13 "j'aime". On doit surement y retrouver quelques intégristes du ski comme Jean-Michel Fourgous ou Michel Laugier mais je n'ai pas vérifié... Ce sont surement les 13 pelés du coin qui pourront se payer un ticket à 50 euros la demie journée !

En avril de la même année, une pétition contre le skidome est lancée, elle récolte aujourd'hui près de 1000 signatures ! Monsieur Fourgous se moquait pendant la concertation de la pétition qui ne récoltait il y a quelques jours "que" 750 signatures... J'ai bien peur qu'elle ne soit partie pour atteindre les 10 000 !

Suite à la "concertation" publique de jeudi, Monsieur le maire Jean Michel Fourgous a tout gagné puisqu'un collectif de citoyens opposé au projet de skidome s'est créé à ce moment même en sortant de la salle ! Pas moins de 30 Quentinois-es et Elancourtois-es  se sont constitué à ce moment là... Ce n'est guère étonnant, aucune prise de parole durant la concertation n'a soutenu le projet à part bien sur celle du maire et de son adjoint qui ont parlé pendant une heure et demie sur les 2 heures de réunion.

La mairie d'Elancourt déserte déjà le débat qu'elle sait perdue d'avance comme sur le plateau de TVfil hier où Olivier Pareja co-secrétaire département de EELV était en grande forme.

Ne laissons pas le frigo géant écraser notre colline !

1juil/144

(La colline de ) la revanche contre les grands projets inutiles à SQY

Posted by Antonin Moulart

Jeudi 4 juillet aura lieu une réunion publique de concertation pour parler de la bitumisation de la colline d’Élancourt pour en faire... une piste de ski artificielle ! Oui, vous avez bien lus, une piste de ski en île de France à même pas 300 m d'altitude, dans une région où il neige une fois tous les deux ans. J'avais eu l'occasion d'évoquer le "skidome" dans ce billet, je croyais alors qu'il serait abandonné avec le départ de Robert Cadalbert de la présidence de la CASQY. Que nenni ! A présent nous savons que le réel canon à neige de ce projet mégalomane est Jean-Michel Fourgous le maire d’Élancourt et (premier) vice-président de la CASQY.

Projet pharaonique et mégalomane au cout de 50 millions d'euros, le PDG de Snow World promet qu'il sera pris en charge par sa société comme ce fut le cas pour le vélodrame désespérément vide qui continue de couter une blinde à la collectivité ! Les travaux seraient prévus pour début 2016, les aménagements autour seront évidemment pris en charge par le contribuable.

J-M Fourgous enrubanné après une session de ski dans le désert Quatari. A rencontré l'émir qui a fait construire une piste de ski à neige indoor dans le désert... (Le ski sur sable ça fait  pas assez "occidental" et ça coute pas assez d'énergie)

J-M Fourgous enrubanné après une session de ski dans le désert Qatari. A rencontré à cette occasion l'émir qui a fait construire une piste de ski à neige indoor dans le désert... (Le ski sur sable ça fait pas assez "occidental" et ça coute pas assez d'énergie)

Des méthodes d'enfumage démocratique ?

Arrêtons nous sur cette invitation à la "concertation" publique de jeudi et sur la définition de ce qu'est une concertation. Pour wikipedia il s'agit de "l’action, pour plusieurs personnes, de s’accorder en vue d’un projet commun", le projet étant l'aménagement de la colline d'Élancourt, jusque là tout va bien, Wikipedia continue "La concertation se distingue de la négociation en ce qu’elle n’aboutit pas nécessairement à une décision, mais qu’elle vise à la préparer.", pour préparer une décision ou pour nous préparer à la décision qui a déjà été prise par Jean-Michel Fourgous et la CASQY de se lancer dans un nouveau grand projet inutile ? Cela signifie-t-il que le temps de parole sera équitable ? Que les arguments seront vraiment écoutés ? Il est permis d'en douter.

La nature cernée par la ville nouvelle

Car des arguments contre cette piste de ski, il y en a ! Le premier d'entre eux à mon sens est la question de la transition écologique. Cet espace naturel de la revanche où pousse des végétaux et se développe une bio-diversité n'est-il pas plus intéressant qu'encore et toujours du bitume ?

Car qui dit skidome, dit bitumisation du lieu et donc perte de biodiversité. Même si on nous promet que des coins seront préservés à la marge, la marge est clairement insuffisante. Ne serait-il pas un beau symbole que cette colline construite sur les combles de la ville nouvelle dans les années 70 donne naissance à un espace de nature anarchique ? Cela trancherait avec l'aménagement de la ville nouvelle jusqu'à présent où les coins de nature sont cernés par l'urbanisation et en état de mort cérébrale. Urbanisation mixte couteuse à l'entretien qui plus est. De nombreuses espèces animales ont disparut et le développement n'a pas été pensé comme un écosystème en interaction entre la nature et l'homme. Dans ces conditions, le "développement durable" n'a de durabilité qu'en l'avancé de la bitumisation. Nous sommes en train d'en revenir, les jardins partagés fleurissent, des initiatives de réintroductions d'animaux sont re-demandé par les habitants, des baques à potager sont introduits dans des villes comme à Guyancourt, pas plus tard qu'hier au conseil municipal les jardins partagés ont été mentionné dans les activités des rythmes scolaire... Bref, on est en train de ré-introduire des carrés de nature là où on a mis du bitume partout.

Un projet d'un autre siècle

Ce projet énergivore, tout comme l'aéroport de notre dame des landes, appartient à une conception politique d'un autre siècle. Un siècle où l'on pouvait concevoir le développement sans limite, un siècle où l'on croyait encore que l'énergie électrique était illimitée et peu couteuse grâce au nucléaire... Mais cette chimérique idolâtrie de l'abondance énergétique a pris fin avec Fukushima et l'incapacité de l'industrie du nucléaire à démanteler ses propres centrales en fin de vie. Aujourd'hui, nous savons qu'il faut amorcer la transition énergétique par le mixe énergétique du renouvelable ET qu'il faut encourager à la sobriété. L'un ne peut pas marcher sans l'autre. Ors ce projet de piste de ski en plein milieu de l'île de France est à l'opposé de l'optimisation énergétique. C'est aussi le rôle des pouvoirs publiques d'encourager les pratiques sportives adaptés à l'écosystème de la localité. Il existe des activités de parapente sur la colline de la revanche, pourquoi ne pas les encourager ? Beaucoup moins couteux énergétiquement, c'est une activité sportive qui a le vent en poupe, on a une super vue de l'île de France vu du ciel...

On nous vante du vent !

Quand on fait une petite recherche sur internet sur les pistes de ski intérieur, il est possible de repérer assez vite sur quoi repose se fantasme et son principal argument fallacieux de séduction. "Une piste de ski "indoor" c'est comme aller à la montagne mais en moins cher" et on pourrait même rajouter et moins couteux énergétiquement, en terme électrique et de carbone. Sauf que ça n'a rien à voir . La piscine à coté de chez nous remplace-t-elle un voyage à la mer ? Il y a une grande différence entre voyager et pratiquer une activité sportive. Le voyage c'est la découverte, prendre son temps, passer un moment agréable et dépaysant. Le sport c'est l'activité physique, le loisir, la vitesse, la concurrence et le dépassement de soit. En allant skier sur de la neige artificiel, vous n'aurez aucune sensation de la montagne ni son paysage ni sa neige, ni ses habitants, ni sa culture. On vous proposera un simulacre de culture visant à tromper et à séduire, avec des décors de montagne en carton, bar-restaurant qui coutera la peau du cul et qui s'appellera le "chalet"... Bref, ce sera chère, 50 euros pour une demie journée, sans compter l'équipement et la restauration sur place, seul les plus riches économiquement pourront se le permettre et ces mêmes gens sont ceux qui continueront de partir à la montagne car il n'y a pas de comparaison possible. Bonjour l'emprunte carbone et la consommation énergétique !

PPP Partenariat Pour Plumer la collectivité

Le vélodrame national porte bien son nom. Déjà les acteurs locaux pointaient du doigt son cout pour la collectivité et la perte de la biodiversité. C'est maintenant une certitude, pas un conseil d'agglomération sans que soit quémander de nouvelles subventions. La piste est régulièrement transformée en salle de spectacle ou d’évènements divers car sinon le lieu demeurerait vide et sans entrée d'argent. L'opérateur privé n'y trouve pas son compte et blinde les alentours de supports publicitaires envahissant, le premier écran publicitaire de SQY a été installé sur la façade (youpi). Bref, la pub comme d'habitude agit comme un cache misère, dégrade le paysage, bourre le crane des braves gens venus s'essayer à la pratique sportive du vélo... Les 20 euros de l'heure n'étaient pas suffisant, il faut aussi payer en temps d'attention à l'entrée. Le Skidome serait aussi un PPP qui ne coutera évidemment "rien" à la collectivité: promis, juré, craché.

Rendons-nous sur place jeudi et signons la pétition !

Puisqu'on est "concerté", "concertons" aussi Jean-Michel Foungous et préparons-le à une décision qu'il ne regrettera pas ! La décision de ne pas construire la piste de ski est inévitable autrement il risque de se trouver confronter à une ZAD de la revanche...

25juin/140

Les cirques d’animaux ne seraient plus les bienvenues à Guyancourt ?

Posted by Antonin Moulart

Je viens d'apprendre que des personnes ont agis directement sur les affiches du cirque d'animaux en inscrivant "spectacle annulé" pour les décourager (sans doute) d'utiliser les animaux dans leurs spectacles.

C'est dur à assumer mais je dois vous le dire... Je n'y suis pour rien ! Y aurait-il d'autres adeptes de l'action direct à Guyancourt?

Ma ligne de conduite quand j'agis sur l'affichage publicitaire est de toujours l'assumer publiquement, comme le fait le collectif des déboulonneurs qui m'a formé à la désobéissance civile. Si ce n'est pas revendiqué, ce n'est pas moi. Mes faits d'armes sont sur la page "Mes interventions médiatiques".

Si j'avais du temps pour ça, je m'occuperais d'abord du furoncle d'écran publicitaire qui trône sur le vélodrame national ou de la propagande pour l'alcool ou les marques de luxe ainsi que l'affichage sexiste dans les rues de Guyancourt (bien que la majorité de la ville se targue dans ses tribunes du Guyancourt magazine d'être féministe, il y a surement des "féministes" de type Élisabeth Badinter de publicis et d'autres bien plus sérieux, car la majorité est très hétérogène.). Sur cette question de cirque, je n'ai fais que relayer des Guyancourtois plus zélés que moi sur ce sujet, et je les en félicite.

18juin/143

Un cirque d’animaux à Guyancourt, des animaux qui ne sont pas à leurs places

Posted by Antonin Moulart

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Amandine Bardidou sur facebook.

Photos prises aujourd'hui juste en bas de chez moi...

SVP amis Guyancourtois, ne cautionnez pas cet horreur en allant à ce cirque !

Je compte sur vous pour faire tourner ces photos !

Pour eux, pour ces sans-voix !

Les animaux ne sont peut-être pas maltraités comme certains le laissent penser dans les commentaires néanmoins je ne pense pas que ces animaux soient à leur place. Ils sont retenus captifs dans un endroit inhospitalier, les heures de transports et la capitivité ne sont pas fait pour ces bêtes. Les municipalités doivent décourager ce type de cirque. Le maire de Guyancourt a une responsabilité vis à vis de la présence du cirque puisqu'il a délivré une autorisation.

Il y a pleins de cirques sans animaux qui sont vraiment grandioses comme par exemple le Cadet Circus. Je trouve assez moche d'enfermer des animaux pour le bon plaisir des spectateurs et dans le seul but d'en tirer profit. Un maire avec une sensibilité écologiste n'aurait pas donner cette autorisation selon moi, ce n'est pas un hasard si un groupe écologiste s'est constitué au sein de la majorité Guyancourtoise.

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EDIT 25 JUIN à 21H42

Je viens d'apprendre que des personnes ont agis directement sur les affiches du cirque d'animaux en inscrivant spectacle annulé pour les décourager (sans doute) d'utiliser les animaux dans leurs spectacles.

C'est dur à assumer mais je dois vous le dire... Je n'y suis pour rien ! Y aurait-il d'autres adeptes de l'action direct à Guyancourt?

Ma ligne de conduite quand j'agis sur l'affichage publicitaire est de toujours l'assumer publiquement, comme le fait le collectif des déboulonneurs qui m'a formé à la désobéissance civile. Si ce n'est pas revendiqué, ce n'est pas moi.

Si j'avais du temps pour ça, je m'occuperais de l'écran publicitaire qui trone sur le vélodrame nationale. Sur cette question, je n'ai fais que relayer des Guyancourtois plus zélés que moi sur ce sujet. Il suffit de lire la conversation sur facebook pour le comprendre.

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16juin/140

Recherche exploratoire sur l’évolution de la propagande moderne à partir du XXe siècle

Posted by Antonin Moulart

Voici une petit étude comparée intitulée "Propagande, communication et publicité: trois mots et une industrie" qui traite de la construction de la propagande moderne et de la publicité à partir du XXe siècle, sur les échanges entre les deux objets, sur leurs dissemblances et ressemblances dans une perspective de sociologie historique et politique.

C'est un petit travail exploratoire de L3 qui n'a pas d'autres prétentions.

La version en ligne est une version abrégée où j'ai retiré la réflexion sur la méthodologie et l'auto socio-analyse que je ne diffuse pas publiquement. Si vous voulez l'intégral, c'est sur demande et au cas par cas en m'écrivant.

Pour les curieux, c'est par ici.

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15mai/140

Grève à la BU de l’UVSQ

Posted by Antonin Moulart

J'arrive à la BU de Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ)  pleins de bonnes intentions ce matin, et bim, grève.

Chers employés de la BU, vous avez raison, il faut se mobiliser face au manque de budget des universités ! Nos BU doivent restées ouvertes, et l'amplitude horaire doit être élargie.

Combien d'étudiant-e-s qui travaillent en semaine et qui trouvent portes closes le week-end ? Combien d'étudiant-e-s salariés qui cherchent un lieu tranquille pour travailler après 20h00 ?

Mais ne rêvons pas, la dotation globale n'augmentera pas suffisamment pour se faire et le déficit actuel ne le permet pas. Pourtant la vie continue !

A crise exceptionnelle, solution exceptionnelle. Pourquoi ne pas mettre la bibliothèque en autogestion partielle, c'est à dire, comme à Sème qui peut, animer des groupes d'étudiant-e-s volontaires qui seraient chargés de maintenir la bibliothèque ouverte le dimanche et en soirée ?

Non parce que si on garde à l'université une culture de la consommation de service, faut se préparer à la fermeture petit à petit de toute l'université... Le budget lié au financement des cursus et de la recherche doit être sanctuarisé et même augmenté, et tout ce qui permet de tenir les murs pourrait être mis petit à petit en autogestion.

Les lycéens du lycée autogéré de Paris le font bien déjà, pourquoi les 15000 étudiant-e-s de l'UVSQ ne le pourraient-il pas ?

21avr/142

Les écrans publicitaires d’Epinal en passe de devenir un enjeu national

Posted by Antonin Moulart

La grogne contre les écrans publicitaires progresse de jour en jour à Epinal et partout en France.

A l'initiative de Résistance à l'Agression Publicitaire un appel national a été lancé pour une mobilisation d'opposition aux écrans publicitaires. Les écrans sont de plus en plus nombreux dans nos villes et l'industrie publicitaire a d'ores et déjà massivement investi pour coloniser nos rues.

Si dans une ville comme Épinal, des écrans publicitaires peuvent tranquillement venir harceler les habitants et mettre en danger de mort les usagers de la route, alors plus aucune ville Française n'est à l'abri. Pour notre tranquillité d'esprit, l'éducation de nos enfants et au nom de l'émancipation collective il nous faut réagir. Ces machines ne sont pas seulement des machines à fric, ce sont aussi des camisoles mentales qui dressent un mur invisible entre notre vie quotidienne et notre liberté de conscience. Agir contre les écrans publicitaires c'est aussi une lutte symbolique contre le capitalisme financier triomphant et dévastateur qui a presque investi tous les espaces visuels de notre quotidien. Contre la servitude mentale, pour la liberté de réception, ce combat est d'avant garde et il nous faut user de tout notre poids pour nous libérer des chaines qui tiennent nos esprits sous anesthésie.

Je vous invite à participer aux mobilisations du 26 avril qui, je l'espère, provoqueront une contagion de la contestation contre les écrans publicitaires !

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